Les Collèges de plein exercice sont indiqués par un
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Collèges des
Communautés
Religieuses.
Collège des Bernardins. .
Collège
des Cordeliers...
— des Blancs-Man-
des Jacobins
teaux
de la Merci
— des Carmes
de Prémontré . . .
— de Cluny
de Clermont
Heures de classe et jours de Vacances.
Les élèves avaient 5 heures de classe : de 8 heures à 10 heures, de 42 heures à 1 heure, de 3 heures à 5 heures. Les Philosophes avaient une heure de plus, le matin, de
6 heures à 7 heures.
Les classes vaquaient aux fêtes suivantes : Janvier : Circoncision, Sainte Geneviève, Epiphanie. — Février : Purification, Saint Mathias. — Mars : Annonciation. — Avril : Saint Marc. — Mai : Saint Philippe et Saint Jacques, Translation de Saint Nicolas. — Juin : Saint Barnabé, Nativité de Saint Jean-Baptiste, Saint Pierre et Saint Paul. — Juillet : Sainte Marie-Madeleine, Saint Jacques le Majeur, Sainte Anne. — Août : Saint Laurent, Assomption, Saint Barthélemy. — Septembre : Nativité de la Vierge, Exaltation, Saint Mathieu et Saint Michel. — Octobre : Saint Denis, Saint Luc, Saint Simon. — Novembre : Toussaint, les Morts, Saint Marcel, Saint Martin, Sainte Catherine, Saint André. — Décembre : Saint Nicolas, Conception, Saint Thomas, Noël, Saint Etienne, Saint Jean, Saints Innocents.
Les récréations ne sont pas indiquées. Les grandes vacances commençaient le 31 août pour les Logiciens, le
7 septembre pour les Rhétoriciens ; le 14 pour les autres. La rentrée avait lieu le 1er octobre.
(Extrait de Y Histoire de l'Université de Paris, par C. Jourdain, p. 17).
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Une lettre de Mazarin.
L’on m’a dit que mon nepveu doit composer l’un de ces jours pour le prix de la classe. Je désire que vous le voyiez de ma part, et que vous luy disiez que je veux être informé de la manière qu'il en usera, et mesme que je veux voir son thème, et que, s'il fait bien, je luy donneray des marques de ma satisfaction. Il me semble qu’il sort trop souvent du collège, et que lui-même s’en devrait excuser, quand on le convie de sortir, sachant que je n’y prends pas plaisir, et que ce n’est pas son bien. Quand viendra le temps des vacances, je veux qu'il aille avec les enfants de M. Tillier (Le Tellier) dans la conversation desquels assurément il profitera beaucoup, et je m’assure que M. Le Tellier le traitera comme s'il était son tresième (troisième) enfant; enfin s'il travaillera pour être honneste homme, je feray sa fortune; sinon je ne m’en mesleray pas.
Le Cardinal Mazarin.
A Stenay, 15 Juillet 1657.
(Rathery, Journal de l’Instruction publique.)
Les Vers latins chez les Jésuites.
La fameuse pièce qui valut à Santeuil tant d’éloge de ses maîtres, donne une idée des sujets de Vers latins traités dans ces réunions : « Bullæ metamorphosis, seu Lacrymæ Phyllidis in bullam primo, deinde in sidus conversæ, Carmen heroicum Santolii ». (Paris, Gourmer, 1653.)
« Phyllis pleurait : l’Amour recueille ses larmes, et y mêlant une liqueur enchantée, se met à souffler des bulles. Iris voit avec dépit ses couleurs transportées sur ces globes légers; elle s’efforce de les crever, mais l'Amour les protège
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de ses ailes. Vénus intervient pour expliquer à Iris par une démonstration de physique expérimentale, que ce n’est là qu’un jeu; pendant qu’elle parle, l’Amour pousse dans les airs une bulle plus éclatante, qui est changée en astre. » Le père Gossarl avait fort apprécié les vers de Santeuil, qui nous dit :
« Addiderant animos, dum laudant multa, magistri. »
(J. Quicherat, Histoire de Sainte-Barbe, t. II, p. 156.)
« Les Jésuites avaient élevé une sorte de Parnasse moderne, en regard de l'ancien : les Pères Cossart, Crinitus, Commire, Doissin, Mambrun, Le Brun, Ducerceau (qui chanta la défaite du solécisme), Masenius, Vkrforius, Barclaius, Savastanus, et surtout les Pères Rapin, La Rue, Vanière, Desbillons, surent faire résonner d’accords nouveaux la lire de Virgile et d’Horace. La muse antique s’étonna de célébrer les vertus du café, les parfums du thé, la saveur pétillante du champagne, le bouquet péiiétrant du bourgogne. Le Canal du Languedoc franchit en majestueux hexamètres l’espace qui sépare les deux mers : les eaux de Saint-Cloud bondirent en strophes alcaïques. Avec les Harpies de Virgile et quelques autres bribes savantes empruntées à la description de l’Etna ou à celle des Enfers, on obtint une Tentation de Saint Antoine. Ces mêmes enfers combinés avec l’horrible festin de Polyphème donnèrent le comte Ugolin. Que n'a-t-on pas fait chanter au cygne de Mantoue, depuis l’alchimie et la machine électrique jusqu’à la gazette :
« Gazetam dixere homines »
(Ch. Hanriot, brochure sur Y Enseignement secondaire , Troyes, 1873.)
Traités de Rhétorique des Jésuites.
La Rhétorique fait le fond d’une multitude d’ouvrages chez les Jésuites : un des plus fameux est le « Theatrum
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RhetoHcum » du P. Cresol, « l’auteur le plus poli de toute la Société ».
Les noms de Farnabe, de Gaussin, du P. Pommey, de Du Cygne, du P. Rapin, se lisent sur beaucoup de Traités, qui sont loin d’avoif tous la même valeur. Je cite les plus connus : « Palatium Eloquentiæ », du P. Lepelletier (10 livres); « Palæstra oratoria », du père Masène (1659); <c Rhétorique », de Du Cygne (1660).
Le « Novus rhetoricæ candidatus, altero se candidior, comptiorque, non Aphthonii solum progymnasta ornatius concinnata, sed Tullianæ etiam Rhetoricæ præcepta clarius explicata repræsentans studiosis eloquentiæ candidatis, (Lugduni 1668) », par Pomey.
« Les champs de l’éloquence (Campi eloquentiæ), l'Art de faire le miel oratoire, ou la Ruche de l’orateur », et d’autres encore paraissent justifier l’opinion de God. Hermant.
Le « Palais de l’Eloquence » surtout, offre des divisions bien prétentieuses :