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Oeuvres historiques inédites. 1

La ville de Strasbourg achetait en 1851, à une vente publique, quatorze cartons renfermant des manuscrits provenant de la succession de l'abbé Grandidier, mort en 1787. Demeures dans l'oubli pendant plus d'un demi siècle, les personnes entre les mains desquelles ils passèrent, pendant ce laps de temps, ne leur accordaient vraisemblablement pas le prix qu'y attacha, plus tard, un homme eminent, M. le professeur Jung, préposé à la conservation de la bibliothèque de la ville, et des richesses léguées à la bibliothèque du Gymnase protestant par Schœpflin, dont Grandidier avait été le disciple et le successeur. Une ou deux fois M. Jung avait eu l'occasion d'en faire la reconnaissance quand ils étaient en la possession de leur dernier détenteur, M. Hciner. Dès ce moment on pouvait être assuré que si le sort les exposait à passer en d'autres mains, du vivant de M. Jung, ils entreraient dans les collections de la ville. C'est en effet ce qui ne tarda pas à arriver.

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Définitivement fixé sur la légalité de l'acquisition, un instant contestée par l'évêché, M. Jung songea à la publication de ces manuscrits. Ayant échoué dans les négociations entamées, il pensa que la Revue d'Alsace rendrait un grand service à la science historique en les publiant successivement, abstraction faite de la table diplomatique, du texte des pièces qu'il serait possible de réunir, voire même, au besoin, des notes nombreuses qui accompagnent le récit. Nous en conférâmes plusieurs fois; après examen, nous reconnûmes les inconvénients de ce mode de publication et M. Jung fut le premier à l'écarter.

Cependant nous n'avions pas renoncé à faire, chacun de son côté, tous les efforts possibles pour déterminer et faciliter la publication. Mais de longues années devaient s'écouler encore en tentatives infructueuses. Convaincu , pour notre part, de l'insuccès qu'auraient de nouvelles démarches, nous nous décidâmes, d'accord avec M.Jung, à nous livrer à cette rude besogne, en commençant par la transcription des manuscrits

Les archives du Haut-Rhin venaient d'être confiées à un élève de l'école des chartes, M. Alfred Schweighœuser, qui s'intéressait vivement aux travaux de Grandidier. C'est sous ses auspices, et même beaucoup sous sa direction, que notre premier essai de transcription s'exécuta. Au bout

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d'une année nous avions fait beaucoup de besogne, mais à mesure que nous avancions l'entreprise nous effrayait, en même temps qu'elle excitait notre courage et renforçait , en quelque sorte, notre première détermination. Cependant, il est possible que cette tentative n'aurait pas eu de suite, sans une circonstance dont nous devons compte à ceux qui , sans le savoir, devinrent la cause déterminante de l'exécution. A propos d'une publication, qui se préparait à Strasbourg, l'Histoire du chapitre de St.-Thomas, unpubliciste dévoué aux intérêts du pays, M. Charles Bœrsch, voulut s'enquérir de nos intentions relativement aux manuscrits de Grandidier. 11 pria M. le professeur C.Schmidt de nous en écrire afin d'annoncer, en même temps que Y Histoire du chapitre de Saint- Thomas , la publication des œuvres inédites de l'ancien historiographe du roi en Alsace. Notre réponse fut affirmative: l'avis parut et dès ce moment nous nous considérâmes comme irrévocablement engagé.

Tandis qu'un premier essai de trois livraisons était en cours de publication, une librairie de Leipsick nous expédia le catalogue d'une vente dans laquelle se trouvait une série de manuscrits attribués à notre auteur et se rattachant à ses travaux sur l'histoire d'Alsace. Cette nouvelle

IV AVANT- PROPOS DE L'ÉDITEUR

nous jeta dans une extrême perplexité : nous songeâmes à nous présenter à la vente si la ville de Strasbourg ne devait pas se décider à acquérir les manuscrits; une démarche, faite sur l'heure, nous rassura à cet égard et le jour même de l'adjudication, une dépêche télégraphique nous informait que les dépouilles de Grandidier, égarées en Allemagne, rejoindraient celles que M. Jung avait, dix ans auparavant, sauvées du naufrage. Par la force des choses, notre horizon s'agrandissait de la proportion que ce nouvel enrichissement donnait aux collections de la ville.

En province, les chances de succès diminuent en raison directe de l'importance d'une entreprise du genre de celle où nous étions engagé. Nous avions une confiance éprouvée dans le dévouement et le patriotisme de la famille littéraire du pays; mais cette confiance n'allait pas jusqu'à nous rassurer entièrement. Nous laissâmes entrevoir cette crainte dans une réponse que nous faisions à M. Anatole de Barthélémy, ancien sous-préfet de Belfort ; donnant à notre pensée une interprétation qu'elle pouvait ne pas comporter, M. de Barthélémy se fit l'avocat de Grandidier auprès du Ministre de l'instruction publique. La question fut soumise à l'examen du comité des travaux historiques et M. leMinistro prit une décision par laquelle son département

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souscrivit à un certain nombre d'exemplaires de l'ouvrage , afin de contribuer à rendre possible l'édition dans les conditions où elle se présente en ce moment.

A peine nous étions-nous remis à l'œuvre qu'une nouvelle bonne fortune vint nous encourager encore. Nous avions appris qu'un ecclésiastique de Strasbourg, M. Métrot, ancien curé deSaint-Pierre-le-vieux, s'était appliqué, pendant les années 1832 et 1833, à la transcription d'une partie des manuscrits de Grandidier, et qu'à son décès 1 sa copie avait été léguée à son successeur. Nous avons trouvé en M. le curé Ahlfeld l'héritier du culte voué à la mémoire

« M. Métrot est mort le 11 septembre 1844. Nous avons conservé de sa copie, pag. 297 du tom. il , une note qui établit le degré de parenté qui l'unissait à Grandidier. Des informations prises à bonne source nous permettent de placer ici quelques indications biographiques sur la carrière de M. Métrot. Il était homme d'étude , laborieux et avait une mémoire excellente. Debout dès quatre heures du matin , en toute saison , il ne quittait son cabinet d'étude que quand ses fonctions ou ses devoirs de société l'exigeaient. Doué d'un talent oratoire qui le fil remarquer, c'est lui qui était chargé, sous le premier Empire, de porter la parole en chaire dans toutes les occasions solennelles. Dans la société de son époque, ses réparties vives, spirituelles et délicates, le firent accepter comme un homme d esprit. Il y comptait beaucoup d'amis et on nous assure que M. Ahlfeld , héritier de ses manuscrits, fut plutôt son intime que son vicaire. La copie que nous avons de lui se compose de cahiers in-12,*donl 29 renferment le texte et 26 les notes ; le texte remplit 439 pages et les notes 398 , soit ensemble 55 cahiers et 837 pages. C'est dans cet étroit espace que M. Métrot a condensé , d'une main toujours égale , une bonne partie des manuscrits de Grandidier.

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de Granditlicr par M. Métrot, et l'ami le plus sympathique de ceux qui estiment les travaux et honorent le caractère de l'historien. La copie de M. Métrot nous fut donc confiée avec un empressement touchant et une bonne grâce parfaite. C'est celle copie qui fui désormais utilisée pour l'exécution typographique et qui nous a ainsi épargné une grande parlie du travail de transcription auquel il aurail encore fallu nous livrer.

M. Jung était mort depuis quelques mois 1 ; M. Alfred Schweighaeuser, celui-là même qui nous avait assisté au début à Colmar, venait de le remplacer. Si nous le perdions pour nous guider sur place , nous le conservions pour nous continuer à Strasbourg les facilités que son prédécesseur nous avait accordées. La suite de notre édition , composée sur la copie de M. Métrot, a pu ainsi être corrigée d'après le manuscrit original; à certains égards peut-être, il y aurait eu lieu d'adopter quelques variantes de M. Métrot, mais nous avons préféré nous en tenir au texte même et à la forme de (irandidier. Nous avons apporté dans ce travail toute l'attention possible et si nous n'osons nous flatter de n'avoir pas commis d'erreur, nous pouvons du moins nous rendre la justice de n'avoir rien supprimé, rien dénaturé, rien défi-

1 M. Jung est mort le 13 octobre 1863.

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VU

guré sciemment , ni quant au fond , ni quant aux détails infinis qui composent l'œuvre entière de l'historien.

Les manuscrits qui nous ont passé sous les yeux forment une masse considérable, composée de soixante- quinze volumineux cahiers in-4°, dont plusieurs sont numérotés semel , bis , ter et même quafer ; de huit cahiers renfermant la table diplomatique , ou l'analyse des pièces justificatives ; d'une grande quantité de petites feuilles volantes portant des notes et même des additions au récit , et enfin de deux liasses, formées également de feuilles volantes, portant le texte des pièces justificatives, toutes choses dont il a fallu déterminer l'emploi et le classement. L'écriture des cahiers et d'un assez grand nombre de pièces est d'une autre main que celle de Grandidier. Dans beaucoup de cahiers, des pages entières ont été rayées et remplacées par de nouvelles pages de la main de l'auteur. D'ailleurs, les pages écrites par une autre main ont toutes été revues par lui ; elles en portent des traces indéniables dans des additions faites en marge, entre les lignes et jusque dans la formation ou l'achèvement des lettres dont la reconnaissance pouvait offrir de la difficulté pour le typographe. Au surplus, l'encre de Grandidier était toujours excellente : elle

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tranche sur l'encre douteuse de ses copistes, et fixe , au premier coup-d'œil , l'attention sur les moindres signes qu'il a tracés. Ainsi que nous venons de le dire , il a d'ailleurs complété ces cahiers par des notes très - nombreuses écrites de sa main, sur feuilles volantes, dont un grand nombre ont dû être remises par nous à leur place et dont quelques-unes ont disparu depuis que les cahiers sont revenus des mains de M. Métrot en celles de leur ancien propriétaire. A ce point de vue encore la copie de M. Métrol a été utile , car nous avons dû lui emprunter celles des notes dont les originaux n'existent plus ou sont égarées dans les divers documents à la reconnaissance et à l'étude desquels nous pourrons nous livrer.

On manque d'informations certaines sur le sort qu'ont subi , depuis la mort de Grandidier jusqu'en 1851, les manuscrits que nous éditons, de même que ceux acquis à Keipsick en 1862. Il y a ça et là des indications dont on pourrait tirer parti pour avancer des conjectures plus ou moins probables; mieux vaut s'abstenir ; la vérité apparaîtra lorsque la lumière, qui commence à se faire , aura jeté tous ses feux. On est fixé aujourd'hui sur la consistance de ceux qui nous ont servi pour les trois premiers tomes des œuvres historiques inédites. Ils forment l'his-

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toire de l'Eglise et des princes-évêques de Fan 965 à 1202, et à la publication de laquelle la mort du cardinal Louis Constantin de Rohan avait forcé l'auteur à renoncer. De 1202 à 1261 nous éditons les notes qui existent concernant le récit et, ce qui est plus précieux, l'analysede toutes les pièces diplomatiques dont Grandidier voulait faire usage, ainsi que le texte d'un grand nombre. Le récit historique de cette période a été écrit par Grandidier; il formait la matière de quatre cahiers, plus ou moins volumineux, qui manquent, qui n'existent plus peut-être, ou qui sont en la possession de personnes n étant pas en situation d'en reconnaître l'origine. Les notes avec les pièces justificatives, composant la majeure partie du codex du tome m , comblent celte lacune autant qu'il est possible.

Ce qui nous permet de dire avec certitude que Grandidier a écrit les quatre cahiers dont il s'agit, c'est que les suivants de cette nouvelle série existent : ils portent les numéros cinq à vingt-trois et conduisent le récit jusqu'à la fin du xve siècle, c'est-à-dire jusqu'à la fin de l'épiscopat de Robert de Bavière. Ces mêmes cahiers sont de la main de Grandidier ; mais l'écriture diffère essentiellement de celle que l'on rencontre dans les cahiers précédents. Elle accuse une grande rapidité de plume, comporte des

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soudures ou des parties du récit qu'il faut rechercher dans tous les sens de la page , d'où l'on peut conclure que Ton a sous les yeux la rédaction première qu'il faisait mettre au net par ses copistes. M. Métrot, ni d'autres que nous sachions, n'ont abordé la transcription de ces cahiers. C'est à ce labeur que nous nous sommes voué depuis plusieurs mois ; une grande partie est prête pour être livrée à l'impression, si l'accueil qui sera fait aux trois premiers tomes, dont on désirait la divulgation, nous permet de poursuivre l'œuvre sans nous imposer de trop grands sacrifices.

D'autres documents existent pour l'époque ultérieure. Nous n'avons pu que les reconnaître, non encore les étudier. Nous en dirons autant de l'acquisition faite à Leipsick, de sorte que nous devons pour le moment nous borner à cette mention. Cependant, celte dernière partie nous a déjà servi pour l'époque que nous publions : ainsi , l'histoire de l'abbaye de Marbach la généalogie des sires de Ribeaupierre *, sont tirées de ce fond , de même que le texte d'un certain nombre de titres compris dans le codex du tome m.

Indépendamment des travaux dont on connaît

1 Tom. ni, pag. 118.

* Tom. H, pag. 455.

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maintenant l'existence, il y en a d'autres qui sont achevés et qui ont leur place naturelle dans notre édition. Grandidier a fourni une carrière littéraire surprenante si l'on se rappelle qu'il était à peine âgé de trente - six ans quand il est mort ; et , chose précieuse , c'est que les manuscrits qu'il nous a laissés sont, la plupart, non à l'état de notes recueillies en butinant dans les livres et les archives, mais rédigés de manière à jeter une vive lumière sur tous les points de l'histoire qu'il a explorés. Toutefois, ce n'est qu'en reprenant pièce à pièce les papiers qui composent sa dépouille qu'il sera possible d'acquérir une idée nette de ses travaux; jusqu'à ce que celte tâche, qui sera longue et laborieuse, soit remplie, nous ne devons pas insister sur l'importance et la valeur des œuvres qu'il a laissées.

Un de nos écrivains les plus consciencieux, les plus affectionnés à la vie littéraire , les plus dévoués à la mémoire de ses devanciers et au succès de ses contemporains , M. Louis Spach , a esquissé la biographie de Grandidier, apprécié ses ouvrages, mis en relief ses joies et ses peines; avec la pénétration d'un homme de cœur et d'expérience, il a dégagé des faits connus alors, les sentiments intimes qui ont agité l'âme du « Maître.» Lorsque M. Spach lui payait son tribut1,

' Revue d'Alsace, armée 1850, pag. 465-177.

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les manuscrits que nous possédons étaient encore dans l'oubli. Une année après , la meilleure partie entrait dans le sanctuaire où la vigilance de M. Jung lui réservait une bonne place. Le hasard y a conduit le complément que l'Allemagne possédait. Il y a quelques mois seulement , M. Àug. Krœber, archiviste-paléographe, découvrait à la bibliothèque impériale la correspondance de Grandidier avec Berlin, Ministre d'Etat, avec Moreau, directeur du cabinet des chartes, et avec le professeur Oberlin, bibliothécaire de l'université protestante de Strasbourg , correspondance qu'il vient de publier 1 et qui éclaire des points de vue sur lesquels M. L. Spach n'a pu que jeter, en passant , de judicieuses interrogations. Le jour qui commence à se faire sur la vie et les écrits de Grandidier apparaîtra dans toute sa clareté, croyons-nous, lorsque notre édition sera entièrement terminée.

Pour atteindre ce but , il faut le concours et le dévouement de tous ceux qui ont protégé le début. Il ne nous est pas permis d'admettre que cejconcours fera défaut. Dans l'impossibilité où nous sommes de passer des mois entiers à Strasbourg afin de consulter les dépôts publics de cette ville , nous trouvons à Colmar, dans

» Revue d'Alsace, volume de 1865.

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quelques bibliothèques particulières , les livres nécessaires au travail de confrontation. Celle de M. Ignace Chauffour continue à être à notre disposition pour ce qui reste à faire et nous servira autant qu'elle nous a servi pour ce qui est fait; nous en disons autant de celle de M. Charles Gérard et d'autres encore dans lesquelles nous trouvons la plupart des ouvrages consultés par Grandidier, et que nous ne rencontrerions pas toujours dans nos bibliothèques publiques. Ce concours nous est assuré et il nous donne la confiance que l'œuvre pourra être prochainement achevée. Nous avons dit que nous l avons commencée sous les auspices de la famille littéraire de l'Alsace : c'est donc à elle que revient l'honneur d'avoir rendu possible la restauration du monument dont Grandidier nous a légué les matériaux. Aussi, aurions-nous une longue série de noms à faire connaître, s'il pouvait être convenable de désigner ici les personnes qui nous ont encouragé, soit par écrit, soit verbalement, soit enfin par une adhésion spontanée. Nous nous réservons de le faire ultérieurement , car on comprendra que , si le travail et les ressources d'un seul ne peuvent suffire à une entreprise de ce genre, l'équité exige que le mérite d'y avoir contribué soit reconnu en faveur de ceux qui , à des degrés di-

XIV AVANT- PROPOS DE l'ÉDITKCR.

vers , ont pris une part active à sa réalisation. Cette pensée est d'ailleurs conforme à la règle de justice qui a été , en toutes choses , le guide de notre historien.

Grandidier a écrit quelque part : « Les maîtres « vivants ne suffisent pas pour faire des savants. « Il faut encore des livres , qui sont comme les « gardiens et les dépositaires de la science. » Cette vérité est éternelle. En lui donnant une consécration , nous honorons la mémoire de celui qui Ta si bien exprimée.

J. LiBLIN,

Directeur de la Revue d'Alsace.

Colmur, le septembre 186iî.

FAUTFS A CORRIGER.

Four le public auquel cet ouvrage est destiné , il est à peine nécessaire de chercher à excuser les fautes typographiques qui se glissent dans un travail de ce genre. Ceux qui ne font pas métier de corriger des devoirs d'écoliers, savent les difficultés de loute natureque l'on rencontre dans l'exécution, et ils sont naturellement enclins à l'indulgence. Ils savent aussi qu'il n'est pas de livre exempt de reproches , et que lorsqu'il s'agit de travaux de longue haleine des fautes et même des erreurs sont inévitables. Nous rectifions celles que nous avons pu découvrir sans nous livrer à une dernière lecture de l'ouvrage , persuadé que le lecteur corrigera, à première vue, celles qui auraient pu nous échapper. Notre œil, fatigué par une allé ni ion soutenue et notre esprit par la préoccupation de surmonter les difficultés nombreuses qui se sont présentées, n'ont ni la force ni le calme nécessaires pour reprendre le travail en sous-œuvre et le soumettre a une rigoureuse critique. C'est pourquoi nous nous bornons à signaler les fautes que nous avons relevées, laissant au lecteur le soin de compléter nos errata, s'il y a lieu.

Page i, note I, ligne 3, au lieu île Baugor, lisez Bangor. 5, note V, ligne 1'*, au lieu de Verter. lisez : Berler. 10, note iy H* vers, au lieu de radeus et addeus, lisez : rmient et addent.

7» vers, au lieu de faclor, lisez : fateor. 13, note I, au lieu de Becelinus. lisez : Bucelinus.

1 i . i* ligne de* notes , au lieu de multos , lisez multus yirlutes) ; ligne suivante, au lieu de sauctissimus. lisez : sanclissimus. 16 3« ligne de la note î, au lieu de Adistas, lisez : Ad ittas. — Avant-dernière ligne de cette note, au lieu de majoli, lisez ; Majoii. ïi, 2* ligne de la note 1, au lieu de Buuan : lisez: Buiiau. 34, 4« ligne de la note 1 , au lieu de Argentoratennium , lisez : Arqentoralensium.

39, 'i' ligne de la note 2, au lieu de Brunau, lisez Bunau.

73, £« ligne de la note 1, au lieu de amicl, lisez : amicl. lli, 12* ligne du texte, au lieu de Thethème, lisez : Tritherne. Mo, I" lignr du texte, au lieu de Sanare, lisrz : Snmbace. 164, 5« ligne du texte, ajoutez : // fie confirma.,.

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