‹ Œuvres historiques inédites. 2Chapitre 20 sur 44 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

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T. F. Si quelqu'un porte plainte au Maître de blessure, ou d'insulte à lui faite , et qu'en conséquence de cette plainte il soit maltraité une seconde fois, l'agresseur payera à la ville une triple amende, c'est-àdire, quinze livres, pour avoir renouvelé son offense. Chacun de ceux qui lui auront prêté la main donneront cinq livres.

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0. L. Quandocunque inter cives nostros orta fueril ira et contentio, et Magister cum Consulibus ad bonum pacis treugas servare fecerit; quicumque contra Magistrum rebellis fuerit et treugas servare noluerit, si Consul est aul Scabinus, ab honore suiofficii privelur. Alia vero persona , que non est Consul aut Scabinus , dabit quinque libras , et per annum unum extra civitatem manebil.

V. A. Swer under den burgeren ein zorne, oder ein missele uf erslal, und der Meister einen vride dar an gemachet, oder gebiutet, swedre under in oder beide dem Meister widenvertic werdent, und den vride nihl wellent behalten, ist er des rates, oder ein scheffel, den sol man entselzen der ère sines ambahtes , und ein andern der niht dez rates ist, noch ein scheffel, der git fiunf phunt, und ist ein jar uz der stat.

T. F. Lorsqu'il sera arrivé quelque dispute ou querelle entre les bourgeois, et que, pour le bien de la paix et du bon ordre, le Maître et lés Consuls auront interposé leur autorité et défendu toutes voies de fait aux parties; quiconque refusera de se soumettre aux ordres du Maître et d'observer la trêve imposée, si c'est un Conseiller ou un Echevin, il sera privé de son emploi : et si c'est un particulier, il payera cinq livres et sera banni de la ville pour un an.

0. I. Judices rivitatis presidere debent judicium in prima pulsatione prima?. Pulsali vero comparebunt in judicio quousque secunda campana prima? pulsala fuerit ad finem: et tune recèdent, et si medio tempore pulsator non venerit, judici emendabit.

V. A. Die rihlere dirre stete die sullent sitzen zu gerihtc zu der ersten glocken der primen, und die angesprochen verdenl, die sullent erschinen an gerihten biz daz die andere prime glocke uzgeliut wirt, und mer danne sinen wee gan, und kumet der clegere und er dez niht, er bezzerl dem rihlere.

T. F. Les juges de la ville tiendront leur tribunal dès le premier coup de l'heure de prime. Ceux qui y auront été assignés , auront le temps de se rendre à l'audience jusqu'à la fin du second coup, lequel temps passe , ils pourront se retirer. Si pendant ce temps l'assignant ne comparait point, le juge le condamnera par défaut.

0. t.. Panni grisoi , qui non sunl in altitudine duarura ulnarum el quarlali unius ulns debent comburi. El si inlermixti sunl crinibus , «militer igne coraburantur. Et erga hospiles non debent emi panni , qui minons sunt lalitudinis et crinibus sont inlermixti. Si aulem idem panni empli et recepti fuerint, similiter comburanlur.

V. A Die grawen tûch, die niht enbant die breite zweier ellen, und e.nes vierleiles einer ellen, die sol man burnen. Und ist aber bar drunder geslagen, so sol mans aber burnen. Und sol och nieman koflen tuch , umb die geste die dise breite niht enhant, oder da har under geslagen .st. Und werdenl aber susliche liich gekoOet, oder funden, so sol man si burnen.

T F. Tous les draps gris, qui n'auront pas deux aunes et un quart

ri 1 *T»T\ Tnl ê,re brùlés- S'ils se lrouvei" ">Ms de crins, ils do.»e„, être également jetés au feu. Défense aussi d'acheter pour les

ZTr,\ J PS qUi S°ienl dans le cas de «*• ordonnance. S'ils viennent à être saisis, ils seront pareillement brûlés.

' adl.t SU"'.claus'ra' au* i" exilu civitatis ministrabunt equos

W,r r ' ' EbCrSheinl ' MarPach • M»rsmu„stre , Nuwiire , S G17e"bach. Schnteré. Ministrabit aulem preposilus sancti

îUS;ieP"timmUnUm' q,,°d ™ -

stèle 1w!!Z„Sirid di.e K'0S,er die da pherde lihen 2U <'<* ^wiirSwar rUMiUhe'' EberSneim' MarPach • Morsm,„s.er, sanc l'rb0 *??' ' Schutere' Und ^ probesl von

Z JlTZ sV * ^ meidin ' <le" der Schu"heis- "ach agcne' D,e Jude» mâchent den vanen.

P grand étendard de la ville , lorsqu'elle sort pour une expédi-

tion : Ebersmùnster, Marbach, Maurmontier, Neuvillers, Schwartzach, Gengenbach cl Schutteren. Le prévôt du monastère île saint-Arbogaste fournira un palefroi qui sera monté par le schulteiss à la suite du chariot. Les juifs seront chargés de faire l'étendard

• . Il y a, dit Brunei, 1 pari., Thcsaur. cap. 155, chevaux de plusieurs manières, . à ce que li uns sont d'estrier granl pour le combat , et autres sont palfroi pour » chevaucher à l'aise de son cors; etc. — Grandidier cite ici un passage de Li Livret dou Trésor, composé en français, dans la seconde moitié du xm« siècle, par Brunello Latini, de Florence, ou Brunei Latin, comme il se nomme lui-môme à la lin du chap. xcix du liv. 1, part, il de cet ouvrage, en francisant son nom. Le texte, donné incorrectement par Grandidier, est emprunté au chap. clxxxviii du liv. 1, part. v. Il doit être restitué ainsi qu'il suit : à ce que li un sont Destrier granl por combaire, li autre sont palefroi por chevauchier à l'aise dou cors. Voy. l'édition publiée, en 1868, par Chabaille de ce livre célèbre, resté inédit jusqu'alors, malgré ses nombreux titres à la publicité. On a remarqué avec raison que la résolution qu'a prise Brunetto Latini d'écrire son trésor en français est une des nombreuses preuves qu'au xiu» siècle notre langue fut européenne , et que ce n'est pas du siècle de Louis XIV que date la faveur dont le Français a joui parmi les nations étrangères. (Voyer Littré, Hisloire de la langue française, tome 1, page 317.) Brunetlo Latini, Trésor, liv. 1, part. 1, chap. 1, page 3., édition Chab., explique qu'il a écrit son ouvrage en français , quoique italien de naissance, porce que la parleure est plus délilable et plus communeà tontes gens. - Le chroniqueur vénitien, Martin deCanale écrivant son histoire en français à la même époque, disait aussi pour ce que la langue française court parmi le monde et est plus délilable à lire et à ouir que nulle autre. Ce sont les mêmes raisons qui ont déterminé, au xm« siècle, l'Anglais landerville, le Vénitien Marco Paulo, et le Pisan Ruslicien à écrire leurs relahons. voyages et romans en français. (Note de l'éditeur.)

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