‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 464 sur 494 · CHAPITRE CLXXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXXXIX

Oc. In vpiiin- ilii f onilc ifn Wnrwjt- en Lomtras , i|iii fil grnnil join aa\ Frindtsw pour la d^precum Jurojr

De cesie venue en Londres du coroie de Warwyc , et d'avoir prOKpfîni si avaul . fut faite grande joie entre les l'ranchois.|El ae bagnoit le roy huyi en roses , ce lui aaniltloit, d'oyr ceste bonnu aventure i car eslimoit bleu par ce moyen lo royaume esire pour W'ai'wyc, et par conséquent l'urlrait d<! la main du duc deBourgaipq.qui ea manaclioit toute France Si en lit la i-oy grand joie et grand fesie ; et continue Uement y avait RiessuficB allans et venans entre Waiwyo et ly, jtour reconfort l'anp, do l'autre. Et porioit ainsi le temps alors, que te le roy Loys iiayst le duc Charles de venin et de mort , Warwyc ne le hayst riens moins pour cuuse du ruy lixluard, jurés en- Gemble. Et par ainsi , ce que Warwyc piospcroit en An{;leterro, fîstoU à la joie et consolacloa du roy Luys de France « et ce que Eduard déclinoit , estoit h la confusion et opprobre du <luc Cliarles de llourgoj[ne, qui encore avoit son attente loiitesfois et son espoir on L'asseniblement de sou beau-frère , le roy Eduard , pour dclfendre mn royaume ^ et de quoi toutefois il tira peu de fruit enfin, car n'y avoit deffense ne demie.

Or veissiez à Londres tout (c monde prendre le rave-stoc , qoi *eul dire un businn veniilleuK, livrée du comte de Warwyc. Kt ne s'y osa trouver ne awDStrer homme qui ponast la rose. En Calais mesmeclieureal en division l'ung contre l'autre , et prindront ceux qui soloient porter la rose le rave-stoc en grand multitude. Aullres {;rand nombre toulesfois et fermes à Eduard, porioienl la rose toujours. Et vindreui aucunes foi« en confliction l'ung contre l'autre dcdens la ville par oeste manière de faire ; cl là où lo spif;nerir de DuriM , gascuii , coBmiis cxpitaine de la lillo de

i (1) L'nblwycilt IVcsliainslcr

par Eduard, avoll'moullduri souffrir, et se trouva malement lionteux et pêrplcx souvent; car vAiil tnes-siro Jehan Wanneloc, capitaine dlichasteau, homhic Cort double el variable, M ployant et vuucram mcrveiîleusemenl  lous vcnj. sans fenueié ne arrest, Fars su plUsfoM; et parcevoil bien que lionneur el francise n'avoient : point bnl de lieu en lui comme cauleleus lemporlsemeut. Si en afoît moull d'anniiy et de deuil , qui , pour Ivaulè et francise mainicnir , avoit abandonné propre terre et patrimoine , grand seigneurie ei Qntad eslutaveucquesleroycliarles.s'jlsefepistvoln rendre Franchois. Mes prisant povrel^ ert Iioniieilp rt en Kiaintenûé léauté devant touU richesse du monde, en reproclie de foy, s' estoit venu rendre Anglois . saudoyer a» Calafs. qui, eu tjuicnrio, êstoll Ung ;dei grans barons de la terre jiour niêsiiie payer les saiidèes. 0 nolilefryncisedefleôliîlioilime! et que devois-lu penser ici, et comme ma) lé devoit faire, tu qui estois si gi-and lioiiiiBè de naissance et mis aveucques les saequetncos d'une ville , et non tant prîsié que d'estrc mis en royale court.' l'our toutes les pertes, it t'a convenu clianler et hurler , j)loyer et flèche à l'appiHiid'ungfjrjnd tas de vilains sans lionnetir el sans raison et sans foy , encontre ta nature! et (jui plus est, ceux qui deussftiil esire^nobles de fwiletde corrage, et loi édffendre en ion liunneur et Itiaulé si approtivéc , se sont et ont eSlé ceux qui t'ont dêreljuHiiuJ et mis à l'abay de confusion mesmes Cl ea péril de la vie ! 0 seigneur de Duras , ta Icanl^ te a esté loal)le et do {;rand mémoire ; m^s ta fortune t'a esté dure et escliarse de t'avoîr tournée en telle nacion , dont oncqui* bien ne se peut escrire sinon en péchïé..

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