Plusieurs chants royaux de Gnill. Crétin
6. L'apparition dn feu mareachal fb Chabinnes , fiiit et composé par ledit CretUi.
H se vend à Paris dans la Grande sale du Palais en la boutique de Galliot du Pré. i vol in-12, sans date. Le privilège est do 8 février 1525.
Une autre édition du même oorrigi, te^
On les vend àParii, ealnnielIcafvi^tali^lliaMfl k l'enseigne 8ainl<Micetaa k que Pi
NOTICE
La gloriflcatîMi que Alexandre donne an vaillant Grégeois Achiles comme victorieux sur Hector.
La complainte que fait Hector , le ili alnané de Troye, sa mort vflainement procurée pat Achilea , et comment il sémond les princes du monde à garder on droit et honnenr loacbant sa mort gloriewe.
Comment Hector, parlant à Alexandre, Plncite de non donner si grandïavenr au titre de U tombe d'Achiles, mais que souverainement U voeiUe avoir regard à raison et honneur.— (C0 morceau sst en prose,)
Comment Hector continuant son propos fait remenstrance à Alexandre que Acbiles le tua par egu^t et non par vaillance.
La forme de Phonncste excuse d'Alexandre envers Hector, louchant l'honneur par luy exhibé à son extermineur Achiles.
Cmnnijent Hector, coûtent de Pexcose d'Alexandre , Padverti de la mode de son extenninement précipité par son ennemy Achiles.
Comment Hector, par exemple d'Antipater, monatrt à Alexandre que Achiles ne doibt avoir gloire aur Inj, non plus que icelluy Antipater sur Alexandre , et qpie^ si Antipater a esté traislre à Alexandre , Achiles a esté meurtrier dUector.— (C* morceau est euprase.)
Gomment Alexandre continuant son «xcuae ters Hector, luy impélre que Achiles vieigne par devant eolx
soy justifier de son crime.—* (^n prose,)
La complainte que fait Achiles pour son reprochable exploit , priant aux royg et aux princes qu^U leor (daise de le supporter.
Comment Alexandre incite Achiles à soy ei^cuser vers Hector, et comment Acbiles après ploaieura difficultés s'y accorde. — {En prose,)
Comment Acbiles devant le siège des preux « présent Alexandre, fait ses excuses à Hector en eondamnant sa faute; et comme Hector réconciUant Achiles le renvoye à paix. ^- {En prese).
La concliision de Fauteur est en yert et me semble as^i bien écrite pour mérittr dTétre citée, fat,i!(kiSi:»
SUR SIRE GEORGE CHASTELLAIN
Seignenrs royaulx, et vous tous nobles hommes
A qui les les cl les gloires sont prosmes,
Far les records cscripts en cestuy. livre,
▲ uog chacun selon son estre et vivre.
Vous est baillé en petite matère
Cas de hault pris et de très grant mistère ;
Le quel, qui veult le bien en soy comprendre,
Grant bien, grant fruit, en peult tirer et prendre.
Siledoibt bien savourer et luy plaire.
C'est ung mirouer|de nobles exemplaires
Pour en honneur vivre et vertu tenir.
Chascun de vous mette peine à retenir;
Car plus sera Thomme de hault estage
Plus digne en terre, du plus grant parentage ,
Plus fortuné et plus noble en nature ,
Plus enrichi de grâce ou d^aventure,
Tant plus luy peult servir en advertence
Et plus donner d'effort et de sentence.
Entendez bien la chose. Si est telle :
Que quand estât de noble parentelle
De ses devoirs et de noblesse abuse ,
Ce n'est pas cas dont se doibt prendre eicnse,
Ains d'autant plus se rabaisse en sa faulte
Quapd plus appert sa gloire estre hanlte.
Et n'est si hault glorieux nom ne tiltre
Que , par le ray d'un vitieux éclistre ,
Foullé ne soit et à terre abattu ,
Et retiré du siège de vertu
Sur quoy honneur couronne les parfaits.
Yueille ou non , il en sara sy faicts.
Seigneurs , pensez à ce que^:y expose.
Car vrai honneur est une digne rose.
Qui si petit ne prent de vitupère
Qu'incontinent la tache n'y appert ;
Par quoy plus est précieuse en coulenr ,
Quand orde elle est, plus doibt estre douleur.
Vous en avez exemple de mémoire
Pour à jamais en la présente histoire..
Si prie à Bien qu'elle soit bien voulue
Prenez en gré, George (1) vous en salue.
On trouve aussi une ballade assez médiocre qui commence ainsi :
Lyon rampant en croppe de montaigne, etc.
La strophe suivante m*a para assez bien.
lyon, Lyon veuille fortune ou daigne , Soubs son effort mourrez resplendissant.
Mais il n'est feu que par eau ne s'esteigne Lors que plus est esploiset flamboyant.
Car Dieu ne fait homme nul si puissant , Ne roy ne duc, qu'il ne soit transitoire
. (i> George Chastellain a l'habitude de terminer ainsi M<ra>4 toos ses ouvrages en y plaçant son nom.
Et soubs sa main en bail exécutoire A qui lui plaist^ ainsi le fault entendre. Mais par raison serez mis en hystoire Second Hector et derrain Alexandre.
Ce numéro renferme un ouvrage en prose et un autre ouvrage en vers de George Chas* tellain.^L*ouvrage en prose est intitulé :
La déclaration de tous les hauti -faits et glorieuses adventures du duc Philippe de Bourgogne , celui qui se nomme le Grand Duc et le Grand Lyon , par messire George ChmiMain
son Indiciqire, — Op le trouvera imprimé i I9 suite de sa Chronique dans ce volume.
Le morceau en vers a pour titre : Le Lyon bandé, œuvre poétique adressée à la personne de Philippe^le-Bon , duc de Bourgogne.
Ce sont des louanges rimées en assez mauvais vers arrangés en soixante et une octaves de huit syllable^.
Louange à la très glorieuse vierge : composé
par messire George Chastellain, chevalier très cler entre ceulx de son temps ; in-8*> vélin, écriture du douzième siècle. Use termine ainsi :
Les mains te joings et serre
De prendre en gré mes chansons géorgines.
Ce morceau a été imprimé à Valenciennès, sans date. Le seul exemplaire que je connaisse de ce précieux document de Tart typographique est entre les mains de M. Pichon
fils, amateur éclairé. Ce poème de George Chastellain est fort médiocre : tous les ouvrages où il cherche à se montrer homme d'esprit plutôt qu' écrivain simple et naturel , sont ceux où il réussit le moins.
NOTICE
Il contient^ le Nouveau chevalier dilibiré ,
espèce de poème en quatre parties sur la mort de Charles -le-Témér aire. On a quelquefois attribué ce poème à George Ghastellain, mais il est d'Olivier de La Marche et a été imprimé. Le beau manuscrit qui existe à TArsenal le donne aussi sous le nom d'Olivier de La Marche.
Après plusieurs autres ouvragers'étrangers à George Chastellain , ce manuscrit donne la ballade que j*ai déjà mentionnée au n® 7686.
C'est une copie sur papier , du manuscrit 7427. Il est intitulé : George , de Vinconstance de fortune, L^écriture est du XYI* siècle.
Un volume in folio , vélin , XV« siècle.
Page 1. Miniature représentant le sénéchal de Ilainaut donnant ses lettres de défi à un héraut qui les reçoit à genoux. — Suivent les lettres de défi envoyées en 1408 en Angleterre , et les réponses.
Page 15. Description des armes faites par ce même sénéchal en son voyage de St.- Jacques de Compostelle ; jusqu'à page 19.
Page 23. Description du tournoy de 1449. — Le Pas delà Pellerine, et autres défis jusqu'à page 44.
Page 47. Description des faits d'armes de Jacques de La Laing , procès- verbal adressé à son père , commençant ainsi :
« Mon très honoré et doubté seigneur , après toutes rccommondacions prinses, je
TOUS envoie et rescrips certaines mémoires des hauts et loables faits d'armes que fist en camps clos feu de bon mémoire vostre fils messire Jacques de La Laing au temps de son jeune aige et qui pour sa mort doloreuse n*a guères duré. Et laisse à escripre les nobles faits et emprises d' armes que il a fiait avec son souverain et naturel prince , monseigneur le duc de Bourgoigne et de Brabant en ses guerres de Flandres ; lesquels nobles fois , comme raison est , seront remis es croniques qui en seront faictes. Les quels mémoires je vous envoie. Vous suppliant qu'il vous plaise me pardonner sy je n'ay faict les dits mémoires plus au long et en meilleure forme ; car se faire le savoie je y suis bien tenu. Mais ce ne sont tant seulement que petis mëmoires au regard de ses hauls fais ; et aussi Chmrotois gui a vu la pluspart de ces nobles fais «i Mcript Bien au long ^ et encore peult eseripre, avec autres nobles personnes qui en savent à parler. Les quelles escriptures bien assemblées j'espère que vous, mon très honouré et doublé seigneur, en ferez faire livres , afin que iceox qui sont yssus et ystront de la noble maison dont il estoit issu prennent exemple à ses hauls et nobles fais, pour à leur loyal povoir ensuir ses bonnes et vertueuses euvres, et qu'ils soient mieux tenus de prier nostre benoist créateur que, de sa saincte grâce et miséricorde, lui plaise mectre l'ame du vaillant chevalier en son benoist repos de paradis. » Suit le tournoi de Jacques de La Laing et de J. Boniface, septembre 1445.
... « Les quelles choses venues à la congnoissance de feu messire Jacques de La Laing, qui pour lors n'estoit chevalier, envoya quérir moy toyson-d'or, roy d'armes, et me dist, moy venu devers luy. ...»
Toyson-d'Or rapporte ici toutes ses démarches entre les deux parties. Les détails de CCS combats et des négociations de Toysond'Or sont décrits dans la Chronique de Jacques de La Laing, chapitre XXIV, intitulé : Qr
SUR SIRE GEORGE CHASTELLAIN
^Ij
parlé dCung chevalier Séciiien et de sa venue; et estait de Costel d'Alphonse roi d^ Aragon et de Suite ^ ^lequel portoit une emprise pour faire armes*
Après la description de cette emprise , suit :
« En ces présens- mémoires, je layré à parler des hàultes et loables autres prinses que le dit de La Laing avoit entencion de faire au royaulme de France tant en Tille Nostre- Dames à Paris'comme es aultres lieux, comme il peut apparoir par les chapitres et lettres sm* ce foictes et par les mémoires de Charotois dont dessus est faicte mencion. . . • £t sur ce m'en partis et m'en vins en Navarre ; si n*en sçais plus parler. »
Ge;fiitan mois de juillet 1448 que Jacques de La Laing envoya son héraut en Ecosse.
Après toutes ces emprises on lit dans ce manuscrit :
« L'an cinquante et un , '^mon dit seigneur de Bourgoigne fist à Mons en Hénault la feste et solempnité de son ordre de la Toyson, à la quelle solempnité et feste le dit messire Jacques de La Laing fust eslevé en chevalier frère et compagnon d*icelle ordre. Et le huitiesme jour après , mon dit seigneur de Bourgoigne envoya devers nostre saint père de Ron^ne son ambassade grande et hononrable ; c'est assavoir messire Jehan de Groy , le dit messire Jacques de La Laing, ung notable abbé et docteur en théologie, et moy
roy d'armes Toyson-d^Or, et autres, pour
baultes et grandes matières ; et de Rome devers le rby d' Arragon ; et puis , à leurs retours , devers le roy de France. Auxquelles grandes ambassades et voyaiges le dit de La Laing se gouverna grandement et honourablement, et y acquist honeur et louange.
» Item, Il n'est pas à nier les hauls fais 'et vaillances d'armes que fist le dit messire Jacques de La Laing avecques son souverain sei*
gneur et maisire monseigneur le duc de Bourgongne es guerres de Flandres ; es quelles guerres il fina ses jours. Dieu de se grâce luy face pardon à Tame ! mais pour le présent je mettray fin à ceste épistre , la quelle , moû très honoré et doublé seigneur , je vous envoyé par manière d'ung petit advertissementl afin que celuy qui escripra des hauls et chevalereux fais du dit de La Laing puist aucune chose recouvrer de ma dicte épistre que moy Toyson-d'Or vous rescrips, mon 'très honoré et doubté seigneur , non mie si auctentiquement que la matière le requiert ; car véritablement les Hauls , loables et honourables fais d'armes cy dessus descripts sont bien dignes de mémoire. »>
Page 80 à 82. Débat entre Alexandre ; Amibal et Scipion. - )
Ensuite viennent quelques détails sur la manière de créer les empereurs, rois, comtes, barons , etc. ,
« Quand un chevalier escuyer a le titre d'un bachelier , le roy peult lui bailler banière à la première bataille où il se treuve » et à la seconde il est banneret, et à la tierce il est baron. ;
» Le baron doit avoir cent lances pour combattre, et cinquante pour garder son corps; et sa bannière ne doit point avoir de fanon ; et est la différence d'entre comte et baron. '
» Le banneret doit avoir cinquante lances et les gens de trait ; vingt-cinq pour combattre et vingt-cinq pour garder son corps et sa bannière ; et doit sa banière estre à dessoubs de ses barons. Et f 'il y a autres bannerets ^ ils doivent mettre leurs bannières à T honneur , selon ce qu'ils sont nobles ; et pareillement tout homme qui porte bannière. »
Suit la disposition à prendre pour les batailles.
Enfin le volume se termine par une chronologie , de 1400 à 1434 ; on y lit :
xlij
NOTICE
« L'an 1403 fui connestable de France le { seigneur de Brel (Âlbrei) par le roy , présens les ducs de Berry, de Bourgogne |et de Bourbon ; et alla en Guienne, et là print plusieurs places angleiches. Geluy an fut le comte' de Clermont en Gascogne, et print plusieurs places.
1 » L'an 1429 vint la pucelle au roy de France, et leva le siège devant Orléans, et gaigna la] bataille de Patay , et print Gergeau par assault ; et fut le roy à Reims , et conquist Champagne. »
Si l'apparition de cette sublime jeune fille a paru digne d'être mentionnée , il n'en est pas de même de son supplice, qui n'est pas même rappelé ici par un seul mot ! Le dernier fait est : * « L'an 1434 mist le duc de Bourgongne le ttége à Bellevilie estant le duc de Bourbon à Ville-Franche , et fut prise journée àNevers ; et là fut le connestable et le chancelier de France et appointèrent journée à Arras. »
In-folio s|ir papier , écriture du] dix-septième siècle. Ce manuscrit contient :
Éloge du bon duc PhllippCy Éioge du duc ChurUs^
Publiés dans ce volume, sous le titre de dé^ etaration^ etc.
Le Lyon bandé de messire George ChasleHain, œuvre poétique adressée à la personne de Philippe-le-bon duc de Bourgogne.
Lyon bandé de richo linon B'or et d'azur , qui de lys reQaiiibo} c , Pîon en clarté ne en gloire foison , Mail eu splendeur d*exlroiiic tuisoa Dont l'œil s'estalnct qui regard y employé , Tynibrc au front d'excellente Monjo^e Du noble cry dont le haut ciel rasonne , Icy cDtCQs à luoy qiii t'arraisonne.
Cl octaves; vers de 8 syllabes.
T'a présenté le iwal diadème, Le sacré sceptre impérial du monde £t mis trois fois ceste gloire suprême Devant Ces yenx à grand prière extrême » Pour rentier bien de la fabrique ronde Lorsqu'en vertn de constance parfonde Pour admirer et faire gens oonfns Content de tien , ta en fis le refus.
Dernier conplet.
Là tu anras à toy noble maisnie.
Ton Rolin sage, et ton noble Croy, ^Sonba qui haut senrs et vertu infioM Ta gloire humaine a esté parfoumie Ferme toujours , tant qu'ils en ont jony. Se requiers d'eux que j'en puise estre ouy; £t doint ta grâce à George , à haut lyon» D'estre à tes pieds humble tabellioii.
Dans un manuscrit de Molinet on trouve la citation suivante de ht chronique de George Ghastellain qu^on retrouvera en partie à sa place dans le morceau inédit publié dans le volume.
Les ffincipauM exploits en armes du due Charles , icrits par messire George Ckasiellain, chevalier j son Indiciairet
\. Le premier grand exploit en «ne» du duc Chartes fut son voyage en nrunce , dont s'ensuivit la journée de MontJe-Hérf. . '
t. Le voyage de Liège , oà , en lu vertu d6 son père encore vivant , il hnmifiu lesIiAgois qni depuis s'élevèrent contre kû nouolMlMt otages.