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En 1297, François (lisez Frédéric), prévôt de l'église de Strasbourg et archidiacre de Metz , rendit à l'évôque de Metz, les châteaux de Turkestein, Lucelbourg et Blicastel, qui relevaient de son évêché ; Calmet , tom. 2, pag. 414, note, et Notice de la Lorraine , tom. 1, pag. 691. Le môme, tom. 2, pag. 28, place cela par erreur à l'an 1344.
Adémar, évéque de Metz , engagea , en 1340 et 1350, Lucelbourg à Burcard de Fenétrange , pour quinze mille livres de petits tournois ; Preuves de l'Histoire de Metz , tom. 4, pag. 516.
L'évéque Thierri le racheta, en 1382, d'Ulric de Fenétrange ; Calmet, tom. 2, pag. 415.
Le seigneur de Geroldseck s'étant emparé de la tour de Lucelbourg, Jean d'Apremont, évôque de Metz, chargea, en 1235, Geoffroi d'Apremont, son neveu, de l'y assiéger. Geoflroi, qui perdit un œil à ce siège, obligea le seigneur de Geroldseck à se rendre prisonnier avec ses gens, et il ne le remit en liberté que sous une forte rançon ; Calmet, Hist. de Lorraine, tom. S, pag. 76, et Histoire générale de Metz, tom. 2, pag. 433.
Lucelbourg fut cédé par Charles IV, duc de Lorraine, à la France , de même que Pfalsbourg et autres lieux voisins, pour former la route que Louis XIV s'était réservée, parle traité de 1661, pour le passage de ses troupes en Alsace ; Notice de la Lorraine, tom. 1, pag. 690. Cette cession fut de nouveau confirmée par le traité de Paris , passé en 1718 ; Hist. de Lorraine, tom. 7, pag. 253.
En 1344, Adémar, évéque de Metz, engagea le château de Lucelbourg et ses appartenances à Burcard , seigneur de Fenétrange , pour cinq cents livres de petits tournois , sous faculté de retrait , en 1350. Ledit Adémar reconnut devoir une autre somme de cinq cents livres audit Bur-
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card , et lui donne, pour assurance de cette somme, Lucelbourg et ses appartenances , qu'il pourra retenir jusqu'au remboursement desdites deux sommes de cinq cents livres. En 1382, l'évêque Thierri les racheta dTlric deFenétrange ; Calmet, Notice de la Lorraine, tom. 1 y pag. 692.
En 1390, Frédéric, évêque de Strasbourg, reconnaît avoir reçu de Raoul de Couci , évêque de Metz, la somme de douze cents florins , pour laquelle l'évêque Thierri lui avait engagé une certaine partie du bourg de Lucelbourg; ibidem.
En 1405, Bernard de Lucelbourg et Jean, son frère, attestent tenir en fief de Raoul de Couci, évêque de Metz, le bourg de Lucelbourg ; ibidem.
En 1402, selon l'Histoire de Lorraine, tom. 3, pag. 582, ou en 1409, selon la Notice, tom. 1, pag. 692, Raoul de Couci , évêque de Metz , engagea la quatrième partie du château et de la châtellenie de Lucelbourg à Charles II, duc de Lorraine, pour la somme de huit cents florins d'or, et ce en 1402, selon Meurisse, pag. 539.
En 1 421 et 1 434 , Guillaume , évêque de Strasbourg , promit de vendre à Conrad, évêque de Metz, la moitié du château de Lucelbourg, que l'évêque Thierri avait engagée à Frédéric, évêque de Strasbourg; Notice de la Lorraine, tom. i , pag. 69%
En 1502, Frédéric et Nicolas de Lucelbourg firent leurs reprises du château de Lucelbourg auprès de Robert de Lenoncourt, évêque de Metz; ibidem, pag. 693. Depuis ce temps , les ducs de Lorraine eurent le haut domaine sur Lucelbourg et sur les villages en dépendant.
Une charte de Conrad , évêque de Strasbourg , pour l'abbaye de Neubourg, de 1194, fut donnée teste Hermanno Lucclnburcfi , milite de Hofelden.
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LUCELSTEIN. Selon Beyrlin , Antiquitates Palatinœ , aptid Meyens , Monumenta pietalis et litteraria, pars prima, pag. 257, Lutzelman , parent de Charlemagne et frère de Roland, comte palatin, construisit, en 820, le château et la ville de Lucelstein, et l'accorda à Ernbrecht, son fils cadet, qui devint le premier comte de Lucelstein. C'est une fable.
LUPSTEIN. La prémissairie de Lupstein existait encore en 1504.
En 1582, le chapitre de Seltz était collateur de la cure de Lupstein.
L'évéque Erasme unit , en 1551 , la prémissairie de Lupstein à la cure.
En 1620, le chapitre de Seltz était décimateur de Lupstein.
La maison de Hanau était décimatrice en 1665 , et Mrs. de Wangen en 1699.
En 1349 , l'empereur Charles engagea, pour 60 marcs d'argent , monnaie de Strasbourg , à Rodolphe de Hohenstein , les villages de Lupstein et de Luttenheim , appartenant à l'empire.
En 1375, Lambert, évéque de Strasbourg, vendit, sous faculté de réméré, à Jean-Thomas de Grostein, les villages de Lupstein , Luttenheim , Truchtersheim , Biblenheim et Griesheim, pour la somme de huit cents florins.
En 1469, l'empereur Frédéric permit à l'évéque Robert de racheter la moitié des villages de Lupstein, Luttenheim, Griesheim et Truchtersheim , que Jacques de Hohenstein tenait en engagement de l'empire , et dont l'évéché possédait déjà l'autre moitié au même titre.
LUPSTEIN
En 1 473 , l'évêque Robert céda ce droit de nichât au chapitre de Saint-Thomas. Celui-ci l'exerça Tannée suivante et retira des mains de Jacques de Hohenstein la moitié desdits quatre villages pour la somme de huit cents florins. Mais le même chapitre , en la même année 1474, céda lesdits endroits, dégagés , à Robert , évéque de Strasbourg et à son évêché , pour une rente annuelle de 42 florins, rachetable par une somme principale de 840.
Le moulin seigneurial de Lupstein , situé sur la Sorn , près de Vilvisheim , était un fief masculin relevant de la seigneurie d'Ettendorff, possédé par les seigneurs d'Ingenheim. Cette seigneurie ayant passé à l'évêché, par la mort de Bernard d'Ettendorff, l'évêque Guillaume investit de ce fief, en 1409, Jean d'Ingenheim. Cette famille le conserva jusqu'à soji extinction , arrivée en 1 590, dans la personne de Nicolas-Jacques d'Ingenheim. Ce moulin retourna alors à l'évêché , qui le donna tant à ferme qu'à bail emphitéotique.
En 1687, il y avait à Lupstein, 33 habitants, et avant la guerre, 60. La dîme appartenait à M. de Wangen.
La Sorn sépare, pendant une demi-lieue, les bans de Dettweiller, d'Altenheim et de Lupstein. Le ruisseau dit Kreutzbach, ou Misselbach, coule aussi, pendant un demiquart de lieue, par le ban de Lupstein.
Il y a, dans le ban de Lupstein, un bois nommé le bois de Saint- Vendelin , que le grand-chapitre de Strasbourg accorda, en 1305, en emphitéose, à la communauté d'Altenheim. Le même chapitre céda , en 1728 , à l'évêché, tous les droits qu'il avait sur ce bois , tenu en emphitéose par ladite communauté.
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LUSAN , ou Lobsan , nommé autrefois Lubesahe et Lusau , est un village situé à une lieue de Soultz-sous- Forôt et à autant de Nider-Kutzenhausen. On prétend qu'il formait autrefois une paroisse particulière : aujourd'hui il est partagé en deux seigneuries et il dépend de deux cures.
La partie en-deçà le ruisseau , qui appartient au prince de Rohan-Soubise, est de la seigneurie de Fleckenstein et de la paroisse de Sultz, tant pour les catholiques que pour les luthériens. Cette partie était autrefois fief de l'archevêché de Cologne. Walram , archevêque de Cologne , investit, en 4347, Henri de Fleckenstein, de villa Lubesau pro média duntaxat parle , sicut progeniiores prcfati Henrici abecclesia Colonimsi in jeodo tennerunt; Alsal. dipl., tom. 2 , pag. 183. Dans cette partie , qui est composée d'environ 28 familles catholiques, faisant environ 88 communiants, de 30 luthériennes et de 9 calvinistes, les décimateurs sont les seigneurs de Kutzenhausen, à l'exception du prince de Rohan-Soubise et du curé luthérien de Sultz, qui y ont quelques portions de dîmes.
La partie de Lusan au-delà du ruisseau , beaucoup moins considérable , est de la seigneurie de Kutzenhausen et de la paroisse de Nider-Kutzenhausen pour l'une et l'autre religion. Les seigneurs perçoivent dans cette partie le tiers des dtmes et les deux autres tiers appartiennent à l'abbaye de Kœnigsbruck. Cette partie contient onze familles catholiques, faisant le nombre de 39 communiants et 2 familles luthériennes. Il y a une chapelle sous l'invocation de saint Wendelin , bâtie sur un terrain où était autrefois une église ; voyez Mdcr et Ober-Kutzenfiauscn.
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LUTTENHEIM. La chapellenie de Saint-Thomas, dans l'église paroissiale de Luttenheim , fut fondée , en 1335, par Hugues de Luttenheim , prébendier du chapitre de * Saint-Thomas de Strasbourg , et était à la collation du prévôt de Neuvillers. Elle existait encore en 1601.
En 1581, le chapitre de Neuvillers était collateur de la cure.
La prémissairie existait encore en 1497.
En 1599 , le chapitre de Seltz avait les trois quarts de la dîme et le curé , nommé par le chapitre de Neuvillers , le quatrième quart. De même en 1620.
En 1349, l'empereur Charles engagea , pour 60 marcs d'argent, monnaie de Strasbourg, à Rodolphe de Hohenstein , les villages de Lupstein et de Luttenheim , appartenant à l'empire.
En 1375, Lambert, évêque de Strasbourg, vendit, sous faculté de réméré, à Jean-Thomas de Grostein, les villages de Lupstein , Luttenheim , Truchtersheim , Biblenheim et Griesheim , pour la somme de huit cents florins.
En 1 469 , l'empereur Frédéric permit à l'évôque Robert de racheter la moitié des villages de Lupstein, Luttenheim, Griesheim et Truchtersheim , que Jacques de Hohenstein tenait en engagement de l'empire , et dont ledit évêque possédait déjà l'autre moitié.
En 1473, l'évêque Robert céda le droit qu'il avait reçu de l'empereur de racheter la moitié des villages de Lupstein , Luttenheim , Griesheim et Truchtersheim , au chapitre de Saint-Thomas de Strasbourg.
En 1474 , ledit chapitre racheta des mains de Jacques de Hohenstein , la moitié desdits quatre villages , pour la somme de huit cents florins, et en la même année il céda ledit dégagement à Robert, évêque de Strasbourg, et à son