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érigée , le 9 octobre 4387, et par l'acte de fondation , le curé-recteur de Hipsheim en fut nommé collateur. Il y nomme encore aujourd'hui , au même titre , un vicaii-e perpétuel résident à Leimèrsheim. Ce dernier y fait tout le service curial et toutes les fonctions paroissiales.
LIÈVRE , en allemand Leberau , est un gros bourg , situé sur le ruisseau de ce nom , dans le duché de Lorraine et le diocèse de Strasbourg , au chapitre rural de Schlestadt , à six lieues de Saint-Dié , trois de Schlestadt , deux de Saint-Hippolyte et une de Sainte-Marie-aux- Mines. Il dépend du bailliage-présidial de Saint-Dié et il est l'endroit le plus ancien du val de Lièvre , le chef-lieu d'une mairie et d'une paroisse considérable. Cette paroisse forme les deux communautés de Lièvre et de l'Allemand- Rombach comprenant ensemble près de 445 familles, toutes catholiques. La mairie de l'Allemand-Rombach , composée du village de ce nom, du hameau de la Hingrie et de douze censés , forme environ 225 familles (voyez Allemand- Rombach). La mairie de Lièvre , composée du bourg de ce nom , du hameau de Musloch et de douze censés , forme environ 220 familles. Le roi de France en est souverain et seigneur particulier depuis la cession de la Lorraine, qui lui fut faite en 1736 et 1737. Le chapitre çathédral de la primatiale de Nancy, succédant aux droits de l'ancien prieuré de Lièvre , est collateur de la curerectorat et décimateur pour un tiers. Le curé perçoit les deux autres tiers. L'église paroissiale est sous l'invocation de la Sainte- Vierge et sous le titre de son Assomption. II y a une confrairie de la Sainte-Famille , érigée par bulle
• L'Allemand-Rombach Ait érigé, en 1786, en cure particulière et réparée.
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d'Innocent IX, de Tannée 1695. Léopold, duc de Lorraine, par lettres* patentes du 28 septembre 1711 , établit à Lièvre des foires et des marchés.
Musloch , ou Misloch , ou Meuslach , est un hameau d'environ treize familles , situé sur la chaussée , à une demi-lieue de Lièvre , avec lequel il ne forme qu'une même communauté. Il n'y a ni église , ni chapelle. On y découvrit , en 1545, une mine , qui fut nommée la mine de Sainte-Anne. C'est la même mine où on trouva , en 1 750 , de l'argent , de la rosette et du plomb. Mais cette mine n'est pas suivie , parce que son exploitation est trop coûteuse.
Les censés et moulins dépendants de la mairie ou communauté de Lièvre , sont , outre Musloch :
Bois-la-Bosse , ou Bois-1' Abbaise , censé.
Crusprès, censé.
Devant- Vencel , censé.
•Froirupt , censé et tuilerie.
Menabois, censé.
Molembach, censé.
Monplaisir, censé , moulin et tuilerie.
Moulin-du-Dessous, moulin.
La Papeterie , moulin et scierie.
Spiemont , censc, en allemand , Stemberg. Il parait être le Stophanberch , rappelé dans le diplôme de l'empereur Charlemagne, de 774, pour le monastère de Lièvre.
Yautembach, censé.
Vensprès, censé.
Le bourg de Lièvre doit son nom à la rivière qui l'arrose et son origine au monastère de ce nom. Ce monastère fut appelé d'abord Fulradvillers , du nom de son fondateur, saint Fulrad , abbé de SaintrDenis , qui le fonda vers l'an
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770 , et le soumit , en 777, à l'abbaye royale de Saint- Denis, en France. Venerabilis vir Fulradus abba.... in sua proprietate in pago Alsacense in loco qui dicitur Fulradovilare, cellam œdificavit et a novo stio opère construxit, dit l'empereur Charlemagne, dans son diplôme de 774; Hist. de l'église de Strasbourg, tom. 2> pag. 143. Il prit ensuite le nom de monastère de Saint-Alexandre et de Saint- Cucufax , des reliques de ces deux saints martyrs , dont son fondateur l'enrichit. Cella , quam infra vasta Vosgo œdificavi , ubi sanctus Cocovatus requiescit , super fluvium laima , quœ dicitur Fulrada cella , dit Fulrad , dans son grand testament , de 777 ; ibidem , tom. 2, pag. 425. Le petit testament , de la même année , ibidem , tom. 2, pag. 427 1 la désigne ainsi : cella infra vesta Vosago, quem œdificavi , ubi sanctus Cuenfatus et sanctus Alexander martyres requiescunl. Le monastère prit ensuite le nom de Lièvre , surtout depuis le temps que les reliques de saint Alexandre et de saint Cucufax en furent transférées , l'an 835, dans l'abbaye de Saint-Denis. Voyez le tome premier de cette histoire , livre 4, pag. 427-434 , où nous avons détaillé cette fondation et les différentes révolutions qu'essuya le monastère de Lièvre , qui dépendit, pendant plusieurs siècles , de l'abbaye de Saint-Denis. Charlemagne accorda , en 781 , ecclesim Lebrahœ , quœ sita est in pago Alsacensi , ubi domnus et sanctus Alexander martyr corpore requiescit , les dîmes de toutes les terres voisines de Lièvre; Doublet , Antiquités de l'abbaye de Saint-Denis , pag. 714. L'empereur Lothaire confirma , en 854, à l'abbaye de Saint-Denis , cellam , quam in sua proprietate in pago Alsacense in loco, qui dicitur Fulradovilare vir religiosus Fulradus a novo suo opère comtruxerat... ; Hist. de l'église de Strasbourg, tom. 2, pag. 238. Toutes ces pièces
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font voir que le monastère de Lièvre , ainsi que la vallée qui en dépendait, faisaient alors partie de l'Alsace. C'était encore la même chose en 1056, que l'empereur, Henri III, confirma, à l'abbaye de Saint-Denis, les biens monasterii in honorem S. Alexandri constructi in valle Lepraha dicta in pago Alsaciensi...; Fèlibien , preuves , pag. 85. Mais ils firent bientôt après partie du duché de Lorraine , lorsque ces ducs obtinrent l'advocatie du monastère de Lièvre. Gérard d'Alsace , duc de Lorraine, s'empara en cette qualité des collectes et droits de marché , dont ce monastère jouissait dans le val de Lièvre. Thierri , son fils et son successeur , tant dans le duché que dans l'advocatie , rendit, en 1078, audit monastère, betham , $eu collectant et forum quod est in valle Leporis...; Hugo , Monument, sacrœ antiq., lom. i , pag. il 4. Simon , qui succéda , en 1115, dans le duché de Lorraine à Thierri, son père, fut confirmé dans l'advocatie du val de Lièvre , par l'empereur, Lothaire II, son beau- frère ; Picart, Origine de la maison de Lorraine, chap. 22, pag. 216.
L'abbaye de Saint-Denis jouissait dans le village ou bourg de Lièvre, où était situé le prieuré , ainsi que dans le val de ce nom , de toute la justice et juridiction temporelle , comme le prouve la bulle d'Alexandre IV, de 1259 , qui lui confirment villam et prioratum de Lebraha cum temporali jurisdictione et omnibus pertinenliis suis ; Doublet, pag. 594, et les lettres de Charles Vï, roi de France, de 1404, qui disent que la justice , jurisdiction et seigneurie du val de Lièvre, avec plusieurs autres droitures et appartenances , avaient été données par les rois de France , de leur propre domaine au prioré de Lièvre; Doublet, p. 1054. Mais les ducs de Lorraine, en leur qualité d'avoués , s'emparèrent insensiblement de cette juridiction temporelle, au
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point qu'au commencement du quinzième siècle, l'abbaye de Saint-Denis l'avait entièrement perdue et ne put même rentrer dans ses droits, malgré l'entremise de Charles VI , roi de France ; voyez Félibien , livre 6 , pag. 321 , et Calmet , Notice de la Lorraine , lotn. 1, pag. 569 et 570. C'est par ce moyen que les ducs de Lorraine obtinrent la seigneurie de Lièvre et de toute la vallée qui en dépendait. René, duc de Lorraine, céda, en 4499, mais seulement à vie, la mairie, le château et les revenus du val de Lièvre , à Jean d'Anneville et à Marguerite , sa femme ; Calmet , Notice , tom. 1 , pag. 646. 11 faut remarquer que toute la vallée de Lièvre fut pillée, ravagée et brûlée, en 1445, par les troupes de Louis, comte palatin, de l'évêque et de la ville de Strasbourg , parce que, Tannée précédente, ses habitants s'étaient soumis aux Armagnacs et avaient prêté obéissance au dauphin ; Jean Char t. , Histoire de Charles VII , pag. 127, et Monstrelet, Chroniques, vol. 3, ad an. 1444 ; voyez l'article de Saint-Hippolyte. Le bourg de Lièvre perdit alors, selon M. Schœpflin , Als. illust., tom. 2, pag. 273, la forme et la dénomination de ville.
Le prieuré de Lièvre , avec ses revenus , fut réuni , en 1502, à la sollicitation de René II, duc de Lorraine, à la collégiale de Saint -Georges de Nancy, par le pape, Alexandre VI. La bulle de réunion porte la condition que les prévôt et chanoines de ce chapitre eidem prioratui per unum presbyterum secularem, vcl cujus vis ordinis régularem ad eorum nutttm ponendum et amovendum in divinis desservire faciant. La même bulle appelle ce prieuré prioratum S. Alexandri in voile Leporis , qui situs est inter altissimos montes, in quitus communiter grassatores viarum transire soient , ce qui prouve que le passage de cette vallée était alors dangereux et sujet aux voleurs. La collé-
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giale de Saint-Georges fut réunie, en 1742, à l'église primatiale de Nancy, qui jouit à ce titre , des biens et droits de l'ancien prieuré de Lièvre. L'ancienne église du prieuré de Lièvre subsistait encore vers le milieu de notre siècle et sa structure faisait juger qu'elle était du huitième. Ri cher, qui écrivait au milieu du 13e, Chron. Senon., lib. 2 , cap. 9 , remarque qu'on y voyait plusieurs restes d'un pavé de marbre à la mosaïque, qui passait pour avoir été l'ouvrage de Charlemagne. Il ne reste plus aujourd'hui de cet ancien édifice qu'une partie des murs et le chœur qui sert de chapelle , ayant été démoli en 4751 , et les matériaux employés aux bâtiments de l'église paroissiale.
Le val de Lièvre, ou Lièpvre, en allemand Leberthal, ou Leberachthal, tire son nom de la Lièvre, ou Leber, ou Leberau, en latin , Lebera, ou Lebraha. Cette rivière , qui est nommée Laimaha , dans les diplômes de Charlemagne et de Lothaire , de 774 et 854 , et fluvius Laima , dans le testament de Fulrad de 777, Hi$t. de l'église de Strasbourg, tom. 2, preuves, pag. H4, i25 et 238, a sa source en Haute-Alsace, à une demi-lieue du Bonhomme , village situé dans la vallée d'Orbey. Grossie par des sources et des eaux abondantes et limpides , qui descendent des montagnes voisines, elle sert à plusieurs moulins, traverse Sainte-Marie-aux-Mines, qu'elle partage en deux, passe à Sainte-Croix et à Lièvre et se jette, en sortant de la vallée , dans la Scbeer et avec la Scheer dans l'IU. On lit dans Lehman, Chronicon Spirensœ , lib. 7, cap. 27, que la Lièvre fut établie pour la limite méridionale du traité de la paix publique, passé en 1325, et à observer entre Strasbourg , Spire , Worms et Mayence.
Le val de Lièvre est partagé en deux parties : la première et la plus considérable est celle qui appartient au roi
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et fait partie du duché de Lorraine. L'autre , située en Alsace , dépend de la seigneurie de Ribeaupierre et du bailliage de Ribeauvillé. Le prince Maximilien-Joseph de Deux-Ponts est seigneur de cette dernière partie. L'une et l'autre partie sont situées dans le diocèse de Strasbourg et étaient autrefois comprises dans l'ancien duché d'Alsace.
Les limites du val de Lièvre alsacien et du val de Lièvre lorrain sont : 1° près de Sainte-Croix , le petit ruisseau , que les habitants nomment Isenbâchel, qui prend sa source dans la montagne d'Isenrein , en la vallée d'Isenthal et qui se jette dans la Lièvre , un peu au-dessous de Saint-Biaise ; 2° la rivière de Lièvre , nommée Landbach , ou ruisseau provincial , depuis Sainte-Marie-aux-Mines , qu'elle sépare en deux parties jusqu'à Saint-Biaise ; 3<> le petit ruisseau de Liversel , qui descend des montagnes de Saint- Dié , jusqu'à la hauteur de Saint-Dié , nommée le Hohenberg , par où la chaussée conduit en Lorraine ; et 4° les Virst , ou die Schneeschmelze, L'écoulement de la fonte des neiges au dos des Vosges et les branches des petits ruisseaux qui en découlent , séparent tellement l'Alsace de la Lorraine , qu'une source , qui jette ses eaux dans la Lorraine , est attribuée au côté lorrain , et que celle , dont les eaux découlent en Alsace, fait partie du territoire alsacien.
Le val de Lièvre lorrain a quatre lieues d'étendue du levant au couchant, depuis la borne du côté de l'Alsace jusqu'à celle qui touche au val de Saint-Dié, mais sur moins de largeur. Il ressortit au bailliage-présidial de Saint-Dié , d'où les appels sont portés au parlement de Nancy. 11 comprend: lo la mairie de Lièvre , composée du bourg de Lièvre , du hameau de Muslochet de douze censés ; 2° la mairie de l'Allemand-Rombach, composée du village d'Allemand-Rom-
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bach , du hameau de la Hingrie et de douze censés ; 3© la mairie de Sainte-Croix, formée du village de ce nom, de ceux de Grand-Rombach et Petit-Rombach , de quatre hameaux et de dix-neuf censés ; et 4° la prévôté royale de Sainte-Marieaux-Mines , composée de la partie de la ville de ce nom , située en Lorraine , et de trois censés. Cette prévôté ressortit directement au parlement de Nancy. (Voyez Sainte- Marie-aux-Mines.)
La mesure de Lièvre et du val lorrain est le résal divisé en huit zettes , ou imaux. Celui de froment se mesure ras comme le seigle et pèse cent quatre-vingt livres. Le sarazin ,1e millet , la navette et l'avoine se comblent.
Les communautés du val de Lièvre , qui forment les mairies de Lièvre , de l'AUemand-Rombach et de Sainte- Croix , dépendent du bailliage-présidial de Saint-Dié. Louis XVI, par son édit du mois d'octobre 1776, ordonna que les habitants de ces communautés auraient leurs causes commises en la prévôté royale de Sainte-Marie , sauf l'appel au parlement de Nancy ; mais cet édit fut révoqué par celui du mois de juillet 1782, qui désunit lcsdits villages de cette prévôté et ordonna qu'ils dépendraient désormais du bailliage-présidial de Saint-Dié.
La coutume générale de Lorraine n'est pas reçue dans le val de Lièvre. Il a ses usages particuliers ou coutumes, qui furent recueillies dès l'an 1586. Ces coutumes furent confirmées par lettres-patentes de Charles IV , duc de Lorraine , données à Mirecourt , le 12 novembre 1662, enregistrées en la Cour souveraine , séante à Epinal , le 17 novembre suivant. Ce duc attribua les appellations des magistrats à la Cour souveraine de Lorraine. Ces coutumes furent publiées de nouveau à Nancy , en 1761, mais cette édition étant fautive , faite d'après un manuscrit infidèle,
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contraire aux manuscrits connus et aux usages consacrés par une tradition constante , elle fut supprimée par arrêt du parlement de Nancy, du onze août 1781. On en publia, la même année, une nouvelle, sous le titre de Coutumes du val deLièpvre, Sainte-Croix et Sainte-Marie-aux-Mines f qui fut, d'après le manuscrit véritable et authentique, daté du 48 juin 1675, déposé au greffe de la Cour de Nancy.
Les montagnes de la vallée de Lièvre sont formées de granit ordinaire , dont les grains sont d'autant plus gros que la roche est plus élevée. Vis-à-vis le bourg de Lièvre est une montagne dont le granit est d'un grain très-grossier, point micacé , à peu près grisâtre et moins dur que celui qui l'avoisine. Ce granit ne s'élève que jusqu'aux deux tiers de la montagne et son sommet est tout couvert de pierres de sable. Il y a , derrière Lièvre , une autre montagne , haute de près de quatre cents pieds , qui est presque isolée et a la forme d'un pain de sucre. Son sommet est aussi recouvert de pierres de sable rougeâtres , qui contiennent assez peu de gallets. Le bas est composé de granit feuilleté , aussi à peu près grisâtre , mais moins grossier que celui de la première montagne.
Ce même granit feuilleté se rencontre toujours depuis Lièvre jusqu'à l'extrémité de la vallée qui finit en Alsace , près de Châtenoi. 11 forme d'ordinaire le bas de la montagne , tandis que le sommet , à quelques exceptions près, est communément couvert de pierres de sable. Cette vallée s'élargit toujours jusqu'à Châtenoi. Le chemin côtoie un bois épais qui est au pied des montagnes. A la droite du vallon, des arbres élevés et espacés à quelque distance, ombragent la prairie qui s'étend d'un côté à l'autre des deux chaînes de montagnes; de Sivry , Observations minéralogiques , pag. 3 et 4.
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Charles, duc de Lorraine, par son édit du 17 novembre 1662, maintint les habitants du val de Lièvre, régis depuis plusieurs siècles par le surintendant dudit val , dans la jouissance de leurs anciens magistrats, formes de gouvernements , us et coutumes , les autorisant d'être jugés en première instance par ledit surintendant , sauf l'appel en dernier ressort en la Cour souveraine de Lorraine.
Ulric , landgrave de la Basse-Alsace , dans ses lettres de 1316, atteste qu'il tenait en fief, de Frédéric , duc de Lorraine , oppidum Sanctum- Ypolitum , castrum Kunegesberg , thelonium et conductum incipientia a loco dicto Virst et tendentia per valleui Alberti et vallem Leberach Argentinensis diocesis ; Hugo , Traité sur l'origine et la généalogie de la maison de Lorraine , preuves , pag, H3, On appelle Virst , la sommité des montagnes des Vosges , qui séparent l'Alsace de la Lorraine. Specklé, dans sa carte géographique , les nomme die Fuir st.
Au sommet de ces montagnes sont de certains pâturages d'herbes épaisses , nommés les Chaumes , où il n'y a aucun bois. Ils sont affermés à des marcaires alsaciens et suisses , qui y font monter leur bétail à la fin de mai et descendre au mois de septembre. Au temps de Thierri Alix , président de la chambre des Comptes de Lorraine , vers 1571, on y comptait trente-huit gîtes, de chacun quarante bétes, bœufs ou vaches, en tout 1520. « Les chaumes, c dit-il , dans sa description manuscrite du duché de Lor- « raine, dédiée, en 1594, au duc Charles III, citée par « Durival , Description de Lorraine, tom.i, pag. 290, » appelées de toute ancienneté , sont fort haultes mon- < tagnes dedans les monts des Vôges , qui bornent-et font « séparation du duché de Lorraine , dans les comtés de t Bourgogne et de Ferrette , des vaux d'Aires , de Saint-