‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue La bonne aventureChapitre 29 sur 57 · LA MARQUISE DE NOS- LA VILLE · texte numérisé non relu

LA MARQUISE DE NOS- LA VILLE

Je ne la crois pas si stupide qu'elle alfecte de le paraître; elle me semble surtout iiuc effroutéc menteuse.

LA Dl’CULME DE MI- KOLA.

Mais, grâce â ’ Dieu, uoiis allons peut-être voir, par la suite des débats, cette emjjoisomK Lise écrasée par la présence de sa victime : car, si madame de Rcaupcrluisa eu la force de se faire transporter à l’audience, il faut espérer que ce monstre de scélératesse aura été forcé de rentrer sous terre à la vue de b duchesse.

LA ITUMCESSE DE LOWLMtfr.

Quel intérêt, quelle anxiété dans l’auditoire, si en effet madame de Beaupcrtuis a paru à cette séance ! Nous allons savoir cela tout à l’heure ; aussi je suis dune impatience...

lorsque SI. le président lira à l'audit iice celte d- : t lara lion

spontanément envoyée par M. le comte Bucormier, ministre de France

f rèsla cour de Bade, effet sera immense.

Je regrette presque, monseigneur. de m'êlrc laissé prévenir, même par madame Durormicr.

la comtesse ducormier au prince, à demi-voix. Monseigneur, j’aurais une faveur à demander à Son Altesse Royale,

LE PRINCE ROYAL

Elle est accordée d'avance, madame b comtesse.

U COMTESSE DDCORXIEfl.

Lorsque M. Ducormier aura écrit b protestation dont il s’agit, je supplie Votre Altesse Royale de daigner y jeter les yeux. Elle reconnaîtra, j'en suis sûre, que, lorsqu il a su mériter quelque intérêt M. Ducormier exprime sa gratitude aussi noblement qu'il la ressent, et qu'il est de ceux dont le dévouement est toujours à b hauteur des houles qu'on a eues pour lui.

LA MABQ0I5E DE XOMUVILLE.

Impatience que je partage de toutes mes forces, je vous assure. (Bas à la duchesse de Spinola, eu lui montrant Ducormier toujours occupé à écrire pendant que sa femme, penchée sur son fauteuil, lit a ine-urc.) : Voyez donc, madame, ce pauvre comte; il semble navré.

LA DPCIIP-XSE DE SP I K 01 A. #

C'est si naturel ! Il est dévoué de cœur et u'àutc à cette f i nulle, et

LA IÏONNE AVENTURE.

il la veit insulter, traîner dans la* range par celte empoisonneuse ! Pour un caractère aussi généreux que celui du corate, c’est profondément douloureux.

LA MARQUISE DE NOXLAVILLE, Lins à la dudlCSSC dû SpillOb.

Je n'ai jamais vu de physionomie à la fois plus noble et plus touchante que la sienne en ce moment !

u duchesse de sr isola, bas aussi.

donnez I (Elle va vivement vers le prince et lui remet ce que Ducormier vieut d'écrire.)

dixormier, à part.

Un instant je me suis senti défaillir, il me semblait rouler à l’abime. Dangereux vertige! stupide faiblesse ! Do l'audace, de l’audace, cl encore d„> l’audace! Cela m'a toujours sauve, cela nv sauvera toujours! Non, non, mon étoile ue pâlit pas! Je la vois briller plus radieuse que jamais.

Il serait d’une beauté ridicule, s'il n'avait pas tout le charme, tout l’esprit qu'il faut pour faire supporter celte rare beauté, qui rend ta ut A’hs^uics d'une insupportable fatuité.

LA MARQUISE DE MOV LA VILLE, bas.

Avez -vous remarqué hier, à la chasse, les efforts de celte impudente comtesse Mimeska pour le compromettre? car, en vérité, c’est le mot.

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