‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue Les mysteres de ParisChapitre 76 sur 174 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

UaJame de Lucenay.

Madame de Lucenay , assez troublée, s'approcha lentement du bureau du notaire, qui alla quelque* pas à sa rencontre.

— Oui êtes-vous, madame... et que me voulez-vous? dit brusquemeut Jacques l’crraud, dont l'humeur, déjà trcs-as&ouibrie par les menaces de Surah, s'était cuapciée aux soupçons fâcheux de M. Charles Bobcrl. D'ailleurs la diubcfec était vêtue si modestement, que le notaire œ voyait aucune raison pour ne pas la rudoyer. Comme clic hésitait à ne pas parler, il reprit durement :

— Vous expliquerez-vous enfin, madame?

— Monsieur... dit-elle d'une voix émue, eu lâchant de cacher son visage sous le» plis de sou voile, monsieur... peut-on vous coulier un secret de la plus haute importance?...

— On peut tout inc confier, madame ; mai» il but que je sache cl que je voie à qui je parle.

—Monsieur... cela, peut-être, n’est l'as nécessaire... Je tais que vou» êtes l'honneur, la loyauté même...

— Au (ait, madame... au fait, il y a là... quelqu’un qui m'attend. Qui êtes-voub ?

— Peu vous importe mon nom, monsieur.. . Un... de... mes anus... de mes parents, sort de chez vous.

— Sou nom ?

— M. Floreslau de Sabl-Rcmy.

— Ah ! (U le notaire ; et il jeta sur U duchés c un regard attentif et Inquisiteur, et il reprit :

— Eh bien ! madame?

— M. de Sainl-Remv... m'a tout dit... monsieur...

— Que vous a-t-il dit, madame?

— Tout!...

— Mais encore...

— Mon Dieu ! monsieur... vous le savez bien.

— Je sais beaucoup de choses sur M. do Saiut-Remy.

— Hélas ! monsieur, une chose terrible!...

— Je sais beaucoup de clu>»cs terribles sur M. de Saint-Reroy...

— Ah ! monsieur! il me levait Lieu dit, vous êtes sans pitié...

a — Pour les escrocs et les faussaires comme lui... oui, je suis sans pitié. Ce Saint-Reiny est-il votre parent, au lieu de l’avouer, vous devriez co rougir? Venez-vous pleurnicher ici pour m'attendrir, c'est inutile ; sans compter que vous faites là un vilaiu métier pour une honnête femme... si vous l'êtes...

Cette brukile insolence révolta l'orgueil et le sang patricien de b duchesse. « Ile sc redressa, rejeta son \oile <u arrière; alors, l’attitude al- Licre, le regard impérieux, la voix ferme, elle dit!

— Je sms la duchesse de Lucenay... monsieur...

Celle femme prit alor» un si gnud air. sou aspect devint si imposant, que le notaire, dominé, charme, recula tout interdit, ôta machinalement le bonnet de soie noire qui couvrait son crâne, et salua profondément.

Rien n était, eu effet, plu» gracieux cl plus (1er que le visage et h tournure de madame de Lucenay; elle atait pourtant alors trente ans bien sonnés, une figure pâle et un peu fatiguée; mais aussi elle avait de grands yeux bruu* étincelants et hardis, de magnifiques cheveux noirs, le nez fin et arqué, b lèvre rouge et dédaigneux, le teint éclatant, les dents éblouissantes, b taille h iule et mince, souple et pleine de nobic^sc, « une démarche dedéc»»e sur le» nuées », comme dit I immortel Saint-Simon.

Avec un œil de poudre et le grand habit du dix-huitième siècle, madame de Lucenay edi représenté au phy-ique et au moral une de ces libertines (l) duchesse» de b Régence qui mettaient à ta fois tant d’aodace, d'étourderie et de séduisante bonhomie dans leurs nombreuses amouis, qui s’accusaieut de temps à autre de leurs erreurs avec tant de franchise cl de naïveté, que te» plus rigoristes disaient en souriant -:

,1*) A. ors htrtrmagr signifuit idJi! tendance caractère, insouciance du qti'cn Aw- t-on.

Sans doute elle est bien légère, bien coupable; mais elle est f-i bonne, si charmante ! elle aime ses amants avec tant de dénouement, de passion... de fidélité... lanl qu elle les aime... qu’on ne saurait trop lui en vouloir. Après tout, d!e ne damne qu'.:llc-méuie, et elle bit tant dlieu* IMS !

Sauf b poudre cl les grands p .nier s, telle était aussi madame de Lucenay lorsque de sombi es préoccupations ne l'accablaient pas.

Elle était eutrée chez le notaire eu timide bourgeoUe... elle se montra tout à coup grande dame altière, irritée. Jamais Jacques Ferrand n’avait de sa vie rcocoiitro une femme d'une beauté si insolente, d’une tournure à ta fois si noble et si hardie.

Le visage un peu fatigué de la duchesse, ses beaux yeux entourés d'une imperceptible auréole d'azur, ses narines roses fortement dilatées, annonçaient uue de ce» natures ardentes que les hommes peu platoniques adorent avec autant d ivresse que «l'emportement. Quoique vieux, laid, ignoble, sordide, Jacques Ferrand était autant qu'un autre capable d’apprécier le g» lire de beauté de madame de Lucenay.

Sa haine et sa rage contre M. de Saiut-Remy s’augmentai ut de l’admiration brutale que lui inspirait sa fiérc et belle maîtresse; le Jacques Ferrand, rongé de toutes sortes de fureur» coiilêmies, sc disait avec rage uc ce gentilhomme faussaire, qu’il avait presque forcé de s'agenouiller étant lui en le menaçant de- assise*, inpirait un tel amour à celle grande dame, qu'elle il'qtraîl uue démarche qui pouvait lu |>«rdre. A ces peusécB, le notaire sentit renaître sou uuJace un moment paralysée. La haine, l'envie, une Sorte de ressentiment farouche et brûlant, allumèrent dans son regard, sur son front et sur sa joue, les feux des plus honteuses, des plus méchantes pas*ion».

Vnyaut madame de Lucenay sur le point d'entamer un entretien si délicat, il s'attendait de sa part à des détours, à de» tempéraments.

Quelle fut sa stupeur ! Elle lui parla avec autant d’assurance et de hauteur que s'il se fût agi de la chose la plus naturelle du moude, et comme si devant un feoamo de sou espèce elle u'avail aucun souci de la réserve et des convenances qu elle eût certainement gardées avec ses pareils, à elle.

Eu effet, l’insolente grossièreté du uotaire, en 1a blessant au vif, avait forcé madame de Luceuay de sortir du rôle humble cl implorant quelle avait prb d'abord à grand peine ; revenue à sou caractère, elle crut audessous d'elle de dc»ceudre j'Mju’à la moindre réliceuce devant ce grtffouncur d’actes.

Spirituelle, charitable et généreuse, pleine de boulé, de dévouement ci de cœur, malgré ses fautes, mai» fille d'une mère qui, par sa révol* taule immoralité, avait trouvé moyeu d'avilir jusqu'à la noble et sainte infortune de I cmigratkm ; madame de Lucenay, daus son naïf méprb de cer bines races, eût dit comme cette impératrice romaine qui se mettait au baiu devant uu esclave : « Ce n'esi pas un homme. »

— 3/ f eu le uotairc, dit donc résolûmcnt b duchesse à Jacques Fcr-

raud, M. de Sainl-ltcmy est un de mes amis; il m’a confié l'embarras où il se trouve par l'inconvénient d’une double friponnerie dont il est victime... Tout s'arrange avec de l’argent : combien but-il pour terminer ces misérables tracasseries?... #

Jacques Ferrand restait abasourdi de cette façon cavalière et délibérée d'entrer en matière.

— Un demande cent mille francs! reprit-il d'un ton bourru, après •voir surmonté son étonnement.

— Vou» aurez vos cent mille francs... et vous renverrez tout de suite ces mauvais papiers à M. de Saint-Remy.

— Où sont les ceut mille francs, madame la duchesse ?

— Est-ce que je ne vous ai pas dit que vous les auriez, monsieur ?

— Il les faut demain avant midi, madame ; sinon la plainte en Taux sera déposée au parquet.

— Eh bien ! donnez cette somme, je vous en tiendrai compte ; quant A vous, je vous payerai bien...

— .Mais, madame, il est impossible..

— Vous ne me direz pas. je crois, qu’au notaire comme vous c • trouve pas ceut mile francs du jnnr au IcndenAin.

— Et sur quelles p ramies, madame ?

— Qu ‘est-ce que cela veut dire ? Expliquez-vous.

— Qui me répondra de cette somme?

— Moi.

— Mais... madame...

— Faut-il vous dire nue j’ai une terré de quatre-vingt nriîîe Bvres de rente à quatre lieues de Paris... Ça peut surfir, je crois, pour cc que vous appelez rfr*» garanties ?

— Qui, madame, moyennant inscription hypothécaire.

— Qu est-ce encore que ce mot-là? Quoique formalité, sans doute... Faites, monsieur, faites...

— Un tel acte ne peut pas être drevé avant quinze jour», cl il f.ml le consentement do SI. votre mari, madame.

— Mais cotte terre m'appartient, à moi, à moi seule, dît impatiemment la duchesse.

— Il n'importe, madame : vous êtes en puissance de mari, cl les actes hypothécaires »onf Iris-long* et trés-minuiicux.

— Mais encore une fois, monsieur, vous ne inc ferez pas accroire qu’il soit si difficile de trouver ceut mille franc» en deux heure*.

— Alors, madame, adressez-vous à voire notaire habituel, à vos intendante, . Quant à moi, ça m'est impossible.

— J'ai des raisons, monsieur, pour tenir ceci secret, dit madame de Luccnay avec hauteur. Vous connaissez les fripons qui veulent rançonner M. de Saint-Remy ; c'est pour cela que je m'adresse à vous...

— Votre confiance rn'lionorc infiniment, madame ; mais je ne puis (aire ce que vous me demandez.

— Vous n'avez pas celte somme?

— J'ai beaucoup plus que cette somme en billets de bauque ou en bel et bon or... ici, dans ma caisse.

— Oh! aue de paroles !... Est-ce ma signature que vous voulez?... je vous la aonne, unissons...

— En admettant, madame, que vous fussiez madame de Luccnay...

— Yencz dans une heure à I hôtel de Luccnay, monsieur. Je signerai chez moi ce qu’il faudra signer.

— M . le duc signcra-l-il aussi ?

— Je ne comprends pas, monsieur...

— Votre signature seule e*l sans valeur pour moi, madame.

Jacques Ferrand jouissait avec de cruelles délices de la douloureuse

impatience de la duchesse, qui, sous celte apparence de sang-froid et Je iédéu, cachait do pénibles angoisses.

Elle était pour le moment à bout de scs ressources. La veille, son joaillier lui avait avancé une somme considérable sur scs pierreries, dont quelques-unes avaient été confiées à Morel le lapidaire. Cette somme avait servi à payer les lettres de change de M. de baint-Remy, à désarmer d’autres créanciers ; M. Dubrcuil, le fermier d'Arnouvillc, était en avance de plus d une année de fermage, et d'ailleurs le temps manquait; malheureusement encore pour madame de Luccnay, deux de ses amis, auxquels elle aurait pu recourir dans une situation extrême, étaient alors absents de Paris. A ses yeux, le vicomte était innocent du faux ; il s’éluil dit, et elle l’avait cru, dupe de deux fripons ; mais sa position n*en était pas moiu., len ible. Lui acculé, lui traîné eu prison !... alors même qu’il prendrait la fuite, son nom en serait-il moins déshonoré par un soupçon pareil ?

\ ces terribles pensées, madame de Luccnay frémissait de terreur... Elle aimait aveuglément cet homme à la fois si misérable et doué de si profondes séductions ; sa passion pour lui était une de Ces passions désordonnées que les femmes de sou caractère et de son organisation ressentent ordinairement lorsque la première fleur de leur jeunesse est passée, et qu'elles atteignent la maturité de l'àgc.

Jacques Ferrand épiait attentivement les moindres mouvements de la

C iivsionomiè de madame de Luceuay, qui lui semblait de plus en plus efic et attrayante. Son admiration haineuse et conlraiulc augmentait d ardeur, il éprouvait un Acre plaisir à tous meuler par ses relus cette femme, qui ne pouvait avoir pour lui que dégoût cl mépris.

Celle-ci se révoltait à la pensée de due au notaire uu mot qui pût ressembler à u m* prière : pourtant c'est en reconnaissant l’inutilité d’autres tentatives qu elle avait résolu de s'adresser à lui, cet homme seul pouvant sauver M. de Saiut-Remy. Elle reprit :

— Puisque vous possédez la somme que je vous demande, monsieur, H qn’après tout ma garantie est suffisante, pourquoi me refusez-vous?

— Parce que les hommes ont leurs caprices comme les femmes, madame.

— Mais encore quel est ce caprice, qui vous fait agir contre vos intérêts? car, je vous le répète, fuites les conditions, monsieur... quelles qu’elles soient, je les accepte !

— Vous accepteriez toutes le.- conditions, madame? dit le notaire avec une exprc>«ou singulière.

— Toutes!... deux, trois, quatre mille francs, plus si vous voulez! car, teuez, je vous le dis, ajouta franchement la duchesse d'un ton presque affectueux, je u’ai de ressource qu’en vous ! monsieur, qu’en vous seul !... Il me serait impossible de trouver ailleurs ce que je vous d mande pour demain... cl il le faut... vous entendez!... 0 le faut absolument. Aussi, je vous le répète, quelle que soit la condition que vous mettiez à ce service, je l’accepte, rien ne me coûtera... rien...

La respiration du notaire s'embarrassait, ses tempos battaient, son front devenait pourpre . heureusement, les verres de scs lunette» éteignaient la flamme impure de ses prunelles ; un image ardent s'étendait sur sa pensée ordinairement si claire et si froide ; sa raison l'abandonna. Dans son ignoble aveuglement, il interpréta les derniers mots de madame de Luceuay d’une manière indigue ; il entrevit vaguement, à travers son intelligence obscurcie, une femme hardie comme quelques femmes de l'ancienne cour, une femme poussée à bout par la érable du déshonneur de celui qu'elle aimait, et peut-être capable des plus abominable-, sacrifices pour le sauver. Cela était plus stupide qu'intime à penser : mais, nous l'avons dit, quelquefois Jacques lerrand devenait tigre ou loup, alors la bêle remportait sur l'homme.

I se leva brusquement et s’approcha de madame de Luceuay.

Celle-ci, interdite, se leva comme lui et le regarda foit élounée.

— Rien ne vous coûtera ! s'écria-t-il d'une voix tremblante cl entrecoupée, en s’approchant encore de la duchesse. Eh bien ! celte somme, je vous la prêterai à une condition, à une seule condition... et je vous jure que... Il DO put achever sa dé 1, ration.

Par une de ces contradiction- bizarres de la nature humaine, à la vue d-*- traits hideusement enflammés de M. Ferrand, aux pensées étranges

et grotesques que soulevèrent ses prétentions amoureuses dans l'esprit de madame de Luccnay, qui les devina, celle-ci, malgré ses iuquûüudes, ses augoisses, partit d'un éclat de rire « franc, si fou, si éclatant, que le notaire recula stupéfait.

Puis, sans loi bisser le temps de prononcer une parole, b duchesse s'abandonna de plus eu plus à sou hilarité croissante, rabaissa son voile, et, entre deux redoublements d'écbts de rire, elle dit au notaire, bouleversé par b haine, b rage et b fureur :

— J'aime encore mieux, franchement, demander ce service à M. de Luccnay.

Puis elle sortit, en continuant de rire si fort, que, b porte de sou cabinet fermée, le notaire l'cutendait encore.

Jacques Ferrand ne revint à 1a raison que pour maudire aroèrenieiii son imprudence. Pourtant peu à peu il se rassura en songeant qu'apnt tout b duchesse ne pouvait parler de celte aventure sans se compromettre gravement.

Néanmoins la journée était pour lui mauvaise. Il était plongé dansé» noires pensées lorsque b porte dérobée de son cabinet s'ouvrit, et madame Séraphin eutra tout émue.

— Ah ! Ferrand ! s’écria-t-elle en joignant les mains, vous aviez bien raison de dire que nous serions peut-être un jour perdus pour l’avoir laissée vivre !...

— Qui?

— Cette maudite petite fille.

— Comment ?

— Une femme borgne que je ne connaissais pas, et à qui Tournerait» avait livré b petite pour nous en débarrasser, il y a quatorze ans. quand on Fa eu fait passer pour morte... Ah ! mon Dieu ! qui aurait cru cela !...

— Parle donc !... parle donc ! . ..

— Celte femme borgne vient de venir.. Elle était en bas tout à l’heure... Elle m’a dit qu'elle savait que c’était moi , qui avais livré b petite.

— Malédiction ! qui a pu le lui dire ?... Toumemine... est aux galères...

— J’ai tout nié, en traitant cette borgnesse de menteuse. Mais, bah ! elle soutient qu'elle a retrouvé cette petite fille, qui est grande maintenant ; qu'elle sait où elle est, et qu’il ne tient quai elle de tout découvrir... de tout dénoncer...

— Mais l’enfer est donc aujourd'hui déchaîné contre moi ! s'écria le notaire dans un accès de rage qui le rendit hideux .

— Mou Dieu ! que dire à cette femme? que lui promettre pour b faire taire ?

— A-t-elle l’air heureuse ?

— Comme je b traitais de mendiante, elle m'a fait sonner son cabas : il y avait de l’argent dedans.

— Et elle sait où est maintenant cette jeune fille ?

— Elle affirme le savoir...

— Et c'est b fille de b comtesse Sarah Mac-Gregor, se dit le notaire avec stupeur. Et tout à l'heure elle m'offrait tant pour dire que sa fiJtc u était pas morte !... El cette fille vit... je pourrais la lui rendre!... Oui, mats ce faux acte de décès ! Si ou fait uue enquête, je suis perdu ! Ce crime peut mettre sur la voie des autres.

Apres un moment de silence, il dit à madame Séraphin ;

— Celle borgnesse sait où est cette jeune fille ?

■ -Oui.

— Et cette femme doit revenir ?

— Demain.

— Ecris à Potidori qu’il vienne me trouver ce soir, à neuf heures

— Est-ec que vous voudriez vous défaire de 1a jeune fille... et de b vieille?... Ce serait beaucoup en une fois, Ferrand !

— Je (c dis d'écrire à Polidori d’être ici ce soir, à neuf heures !

A b fin de ce jour, Rodolphe dit à Murph, qui n’avait pu pénétrer chez le notaire :

— Que M. de Gratin fasse partir un courrier à l’instant même— U faut que Cecily soit à Paris dans six jours...

— Encore cette infernale diablesse? l'exécrable femme du pauvre David, aussi belle qu elle est InÜroe !... A quoi bon, monseigneur?—

— A quoi bon, sir Waller Murph !... Dans un mois vous demander^ cela au notaire Jacques Ferrand.

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