‹ Œuvres illustrées; de seize dessins originaux de Bida, de portraits de Musset (volume 2)Chapitre 103 sur 130 · RONDEAU · texte numérisé non relu

RONDEAU

Fut-il j.iiiiais douceur de cœur pareille

A voir Manon dans mes bras sommeiller?

Son front coquet parfume l'oreiller ;

Dans son beau sein j'entends son cœur qui veille

Un songe passe, et s'en vient l'égayer.

Ainsi s'endort une fleur d'églantier, Dans son calice enfermant une abeille.

Moi, je la berce ; un plus charmant métier Fut-il jamais ?

Mais le jour vient, et l'Aurore vermeille Efîeuille au vent son bouquet printanier. Le peigne en main et la perle à l'oreille, A son miroir Manon court m'oublier.

Hélas ! l'amour sans lendemain ni veille Fut-il jamais f

A MADAME G. 3il

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