BALLADE DOUZIÈME
Si] qu*on selle, èuyer, Mon fidèle Destrier.
Mon oœur ploie Sous la joie.
Quand je broie L'étrier.
Par saint Gille, Viens nous-en»
Mon agile Alezan; Vielis, écoute, Par la route.
Voir la joute Du roi Jean.
oîi
un gros carme hartrier Ait pour arme L'encrier; Qu'une fille, Sous la grille, S'égosille A prier.
flous qui sommes, De par Dieu,
GcDtibhomniei De haut lieu, Il fiat faire Bruit sur terre, Et la perre N'est qu'on jea.
Mb vieille tnie Borageail, Car ma lame, Que rongeait Cette rouille Qui la souille, . En quenouille Se cnan^ut.
Cetle Tille Aui lonp cris, Qui proUle Son front gne,
Des toits frêles.
Cent tourelles.
Clochers créles.
C'est Pansl
Quelle foule, Par mon sceau !
Qui s'écoule En ruisseau.
Et le nie.
Incongrue, Par In rue Sainl-Uarccau.
Notre-Dame! — Que c'est beau ' Sur mon Amo
De coi'bcnu, Voudrais Éde Clerc ou pifllrc
^^H^SPffii,
Les quadrille»!
Le* chantons, ««lent filles El gnrçons.
Quelles fêtes !
Que de lèlei Sur les biles Des maisonB!
Un nioroulle.
Mis â nenf, Joue et sutiflte Corn nie un bœuf.
Une marche De Liiiarche Sur chique arclie Du pont Heur.
Le vieui Louvre ! - U^ el loani.
Il ne s'ouvre Qtfiu grand j"ur, Emprisonne Ln couronne.
Et bourdonne Dans sa lour.
Los OUI daines!
Vois les Qamnies Du champ clos, Où la roule Oui s'éciiule.
Hurle et roule A l^nds OnU!
BALLADES
L*œil bien tendre, AlUquons De DOS selles Les donzelles, Roses, belles, Aux balcons.
Saulx-Tavane, Le ribaud, Se pavane; Et Chabot
8 ai ferraille, ossu, raille Mons Fonlraille Le pied bot.
Là-bas, Serge Qui fil vœu D*aller vierge Au saint liev; Là, Lothaire, Duc sans terre ; Saaveterre, Diable et dieu.
Le vida me De Gonflans Suit sa dame A pas lents.
Et plus d'une Simportune De la brune Aux bras blancs.
Là-haut brille.
Sur oe mur, Yseult, fille Au front pur ; Là-bas, seules, Force aïeules Portant gueules Sur azur.
Dans la lice Vois encor Berthe, Alice, Léonor, Dame Irène, Ta marraine, Et la relue Tout en or.
Dame Irène Parle ainsi :
— Quoi ! la reine Triste ici !
Son Altesse Dit : — Comtesse, J*ai tristesse Et souci.
On commence !
Le beffroi !
Coups de lance, Cris d*eflroi !
On se forge, On s'égorge, Par saint iieorge!
Parle roi!
La cohue, Flot de fer.
Frappe, hue, Remplit Tair, Et, profonde, Tourne et gronde.
Comme une onde Sur la mer!
Dans la plaine Un éclair Se promène Vaste et clair !
Quels mélanges!
Sang et franges!
Plaisirs d'anges!
Bnntd*enferl
Sus, ma bêle.
De façon Que je fêle Ce grison !
Je te baille.
Pour ripaille, Plus de paille, Plus de son,
Qu'un f[ros frère, Gai, friand, Ne peut faire, Mendiant Par les places Où tu passes, De CTÎmaces En priant!
Dans Toragc, Lis courbé, Un beau page Est tombe.
H se pAme, 11 rend Tàme ; 11 réclame Un abbé. .
La fanfare Aux sons d'or, Qui t'effare.
Sonne encor Pour sa chute; Trisle lutte De la flàte El du cor !
Moines, vierges.
Porteront De grands cierges Sur son front; Et dans l'ombre Du lieu sombre Deux yeux d'ombre Pleureront.
Car madame Isabeau Suit son Ame Au loml)eau.
Que d'alarmes !
Que de larmes!...
BALLADES
Un pas d*arines, G*est trés-beatt I
Çày, mon frère.
Viens, rentrons Dans >nolre aire De barons; Va plus vile, Car an g;i(e Qui t'invite, Trouverons,
Toi, l'avoine Du mnlin, Moi, 1c moine Augustin, Ce saint homme, Suivant Rome, Qui m*assomme De latin,
Et rédige En ronnin Tout prodige De ma mnin, Qu'a ma charge Il émarge Sur un large Parchemin.
Un vrni sire ChAtelain Laisse écrire Le vilnin; Sa main digne.
Quand il signe, Egratigne Le vélm.
Juin 1828.
il M0NSIBUR LOtriB BOULANGBH.
LA