LE CHAT
Un peiil diro^ue h rivcdioiie du Rhin oppariini li Nipolnon comme A Cliarleningiic.
Bonannrie ne rêva pis un duché du Rhin, comme l'aviienl uil quelques poliiiiiues médiocres dans ta longue lulle de la maison de France contre la mAÎson d'Autricne. Il iBvail qu'un royaume longitudinal qui ii'esl pas iuiiul«irc esl impossible; il plie cl se coupe en deux in premier choc violent. Il ne Tant pas qu'une principnulc irieclc l'ordre simple; l'ordre profond cit nécessaire aux Ëlats pour se maintenir j( résister. A quelques miililntions et à quelques acclomérations prés, l'empereur prit la coorëdérUion du Rhin (elle que la géographie et l'hisloire l'a- Tdicnt faite, et se contenta de la systAnalïser, Il làut que la conrédératiua du Hhin fusse frânt el olisiacle au Nord ou au Midi. Elle élail posée contre la France, l'empereur la reloiima. Sa politique était une main qui plaçait et déplaçait les empires avec la force d'un cénal et la sa)!acilé d'un joueur d échecs- En grandissant les princes'du Rhin, l'empereur comprît qu'il accroissait la couronne de France el qu'il diminuait lo couronne d'Allemagne. En effet, ces électeurs devenus rois, ces margraves et ces landgraves de> Tenus grands-ducB, eagnoienl en escarpemenls do cô'.é de
l'Autriclie el de la Russie ce qn'ild perdaient du cité de la France, grands par devant, petits par derrière, roia pour les empereurs du Nord, préfets pour Napoléon.
Ainsi, pour le Rhin, quatre phases bien distincte*, quatre physionomies bien tranchées. Première 'phase : l'époaue antédiluvienne et peut-itre préadimite, les volcans; euiiéme phase ; l'époque historique ancienne, luttes delà UermanieetdeRome, où rayonne César; troisième phase : répo(|ue merveilleuse où surgit Charlemigne; quatrième phase : l'époque historique moderne, luttes de l'Allemagne et de la France, que domine Napoléon. Car, quoi que fasse l'ccritain pain: éviter la monotonie de ces grandes gloires, quaDd on traverse l'Iiiatoire européenne d'un bout à l'autre. César, Ç^arlemagne et Napoléon sont les trois énormes bornes militaires, ou pluioi millénaires, qu'on retrouve toujours !>ur son chemio.
Et maintenant, pour terminer par une dernière observation, le Rhin, neuve providentiel, semble fire aussi un Qt^nve symbolioue. Dans sa pente, dans son cours, daos les milieux qu il traverse, il est, pour ainsi dire, l'image de la dvilisation, qu'il a déjà laol servie et qu'il servira tant encore. 11 descend de CoDstance é Rotterdam, du pays