L'ON NE PEUT S'AVANCER VERS LUI
Je marche, tu le vois, dans la droite innocence;
Seigneur, que ne me juges-tu?
C'est en toi que je mets mon unique espérance,
Je ne serai point abattu (2).
Porte tes yeux divins jusqu'au fond de mon âme,
Sondes-y mes secrets desseins; Répands-y ton esprit, et de sa vive flamme
Embrase mon cœur et mes reins (3).
Ta clémence sans cesse à mes yeux se présente (4) :
Je t'adore dans tes bontés; Ta loi fait mon étude, et d'une âme contente
Je me plais dans tes vérités.
Je ne mêle point à ceux qui du mensonge
Font une folle vanité, Et je fuis ces pécheurs de qui le cœur se plonge (5) Au gouffre de l'iniquité.