‹ Œuvres inconnues de J. RacineChapitre 47 sur 104 · Ibid., 1527 : M'arrachant du doux sein de la Grèce · texte numérisé non relu

Ibid., 1527 : M'arrachant du doux sein de la Grèce

4. Bajazet, V préf. : Les difficultés que je lui ai proposées.

5. Ji/hi;/., 1210 ; J'aurais su renfermer un souvenir si tendre. Brit., 1013 : Je rraignis mon amour vainement renfermé.

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El j'unirai si bien ma harpe à mes paroles Que vos cœurs en seront charmés.

Que ce jour, ô mon Dieu, sera dur et terrible. Quand à ton tribunal tous seront appelés, Et que chacun de nous verra le nombre horrible De tous ses péchés révélés!

Que deviendront alors ces vaines confiances Dans un faible pouvoir qui s'éteint (1) au cercueil. Et de quoi serviront ces richesses immenses, Dont l'homme tire tant d'orgueil?

Esclave du péché qui le tient à la chaîne. L'homme ne peut par l'homme en être racheté. Ni s'arracher lui-même à l'implacable haine D'un Dieu justement irrité.

Après avoir vendu son âme criminelle, Possède-t-il de quoi pouvoir la délivrer? Celte âme, condamnée à la peine éternelle. Vivra toujours pour l'endurer.

Le fou ne pense point au moment redoutable, A ce moment fatal que le sage prévoit. Il périt, l'insensé, d'une mort déplorable, Et ne fait rien de ce qu'il doit.

Ce pécheur, arrivant à son funeste terme, Laisse à d'autres ses biens acquis par ses forfaits;

1. Esihcr, 818 : La gloire des méchants en un moment s'éteint.

El le sépulcre affreux où son corps se renferme Lui tient lieu de tous ses palais (1).

Tout son frivole soin, c'est qu'à sa vaine race Ses superbes maisons tombent de fils en fils; Et par un fol orgueil il fait que (2) son nom passe A ces palais qu'il a bâtis.

Mais tout homme élevé dans un rang honorable, Et qui manque d'en faire (3 un usage prudent. Il cesse d'être un homme, et je le tiens semblable (4) A la bête sans jugement.

Du pécheur insensé telle est la folle voie, Qui le conduit à son dernier malheur : De ce qui fait sa perte, il en tire sa joie. Et de sa honte son honneur.

De ces boucs réprouvés l'enfer esL le partage. A de cruels tourments, c'est là qu'ils sont livrés. Et leur funeste mort est un affreux passage Aux feux dont ils sont dévorés.

C'est alors qu'ils verront triompher les fidèles. En vain les invoquant ils lèveront les yeux : Ils gémiront, brûlés des flammes éternelles, De voir les justes glorieux.

1. Mithr., 1G71 : Mais vous me tenez lien d'empire, de couronne.

2. Noies historiques : M. de Turenne avait écrit à la cour pour faire que M. de Lillebonne commandât.

3. Ibid. ■ On manqua aussi de payer à la princesse d'Orange quelque* sommes promises à son mari.

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