Esther, 616 : Ce que tu m'as dicté
•I" veux (!'■ point en point qu'il soit exécuté.
Ma bouche ne se fait entendre Que pour bénir un Dieu qui du néant m'a fait;
Daigne en récompense m'apprendre Ce qui peut à tes yeux me rendre plus parfait.
Lorsque ma langue se dénoue, De mon zùle enflammé tu vois les mouvements; Tu vois de quelle ardeur je loue La sainte profondeur de tous tes jugements.
De cette sagesse profonde J'aime à suivre la voie, et j'en fais mes plaisirs;
Toutes les richesses du monde N'ont point de quoi remplir comme elle mes désirs.
Me rendre à ta voix que j'écoute, Remplir d'un cœur soumis ce qu'elle veut de moi;
M'attacher à suivre ta route, Ce sera désormais, mon Dieu, tout mon emploi.
A méditer sur ta loi sainte Je vais jusqu'au cercueil appliquer mon esprit;
Je l'observerai sans contrainte Et n'oublîrai jamais ce qu'elle me prescrit.