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Jette les yeux sur mes misères, Et tire-moi des maux qui viennent m'assaillir; Je n'ai point de tes lois oublié les mystères,
Ni manqué de les accomplir.
Seul Juge sur qui je m'appuie, Juge-moi. sauve-moi de mes fiers ennemis: Je publierai partout, si tu me rends la vie,
Que c'est ce que tu m'as promis.
Il faut que le pécheur périsse (1).
Ton salut éternel. Seigneur, n'est point pour lui; L'ingrat n'a jamais fait qu'irriter ta justice,
Et n'a point cherché ton appui.
Ta miséricorde infinie, En sépanchant sur nous, de ses biens nous remplit
i. Entendez le pécheur impénitent.
Psaumes. '5
Que sur tes jugements, ô mon Dieu, je me fie; Ranime-moi de ton esprit.
L'on m'afflige, Ton me désole.
Et de tous les côtés je suis persécuté; Mais malgré mes tourments fidèle à la parole,
Mon cœur ne t'a jamais quitté.
J'ai séché (1), quand j'ai vu le nombre De ces ingrats pécheurs qui s'éloignent de toi; Ils laissent le solide (2), et n'embrassent que l'ombre (3).
Quand ils s'écartent de ta loi.
Vois comme d'une âme sincère De tes préceptes saints j'ai chéri le trésor; Rends-toi, Seigneur, rends-toi sensible à ma misère 4 . Si tu veux que je vive encor.
Dans tes paroles redoutables Toujours la vérité se trouve, et c'est assez. J'adore donc, Seigneur, les décrets immuables
Que ta justice a prononcés.
1. Phèdre, 090 : J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes.
''. Iphigénie, 1750 : Une autre Iphigénie,
Sur ce bord immolée, y doit laisser la vie.
H. Briiann., 113 : L'ombre >'-idr m'en reste.
/•- .- Les poètes se sont rendus si communs.
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