MAIS A DIEU SEUL QU'IL FAUT SE FIER
Peuples, de vos concerts unissez l'harmonie (1), Et louez du Seigneur la suprême bonté;
Sa miséricorde infinie Est égale en mesure à son éternité.
Heureux sang d'Israël, dans la foi race unie, Dites en célébrant sa suprême bonté :
Sa miséricorde infinie Est égale en mesure à son éternité.
1. Nous rapportons ce Psaume dans son entier, afin qu'où puisse encOM mieux juger de la manière dont Racine tournait en vers ce qu'il avait d'abord écrit en prose, et de L'utilité que les jeunes écrivains retireront d'une comparaison approfondie de ces Psaumes en vers avec la prose du Psautier de Racine, et de celle-ci avec la traduction de Le Maistre de Sacy.
Racine : Peuples, louez le Seigneur, parce qu'il est bon, et que sa miséricorde durera au delà de tous les siècles.
Sacy : Louez le Seigneur, parce qu'il est bon : parce que sa miséricorde s*étend dan- tout les siècles.
R- : Qu'Israël exalte la grandeur de ses bienfaits, parce que sa bonté est
infinie et sa miséricorde éternelle.
S. : Qu'Israël 'Use maintenant : Qu"»l est bon, et quesa miséricorde s'étend dans ions les
Vous, famille d'Aron, pour les autels choisie, Dites, louant son nom dans vos chants exalte :
Sa miséricorde infinie Est égale en mesure à son éternité.
Et vous qui dans sa crainte épurez votre vie, Dites, louant un Dieu saintement redouté :
Sa miséricorde infinie Est égale en mesure à son éternité.
Dans l'excès de mes maux, j'ai d'une ardeur pressante Invoqué de ce Dieu le secours attendu :
Et sa bonté toute-puissante A mes vœux exaucés enfin a répondu.
C'est à ses pieds, c'est là que mon cœunva se plaindre, Et l'appui qu'il m'accorde a calmé mon effroi.
Avec son aide, puis-je craindre Tout ce que les mortels attentent contre moi?
R. : Que la maison d'Aaron chante pareillement, que rien n'égale cette bonté, et que sa miséricorde est sans bornes.
S. : Que la maison d'Aaron dise maintenant : Que sa miséricorde s'étend dans tous les
'es.
R. : Que tous ceux qui craignent et qui adorent Dieu s'unissent pour publier l'immensité de sa miséricorde.
S. : Que cevix qui craignent le Seigneur disent maintenant: Que sa miséricorde - : dans tous les siècles.
R. : Du profond abîme de mes misères, j'ai invoqué le Seigneur; il m'a I exaucé, et m'a rendu ma joie et ma liberté.
S. : J'ai invoqué le Seigneur du milieu de l'affliction qui me tenait comme resserré; et le il Seigneur m'a exaucé et mis au large.
R. : Il suffit que le Seigneur soit mon secours pour ne point craindre tout H ce que les hommes entreprendront contre mai.
S. : Le Seigneur est mon soutien ; et je ne craindrai point ce quol'homme pourra me
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Contre eux en ma faveur sa puissance est armée; Il vole à mon secours contre mes ennemis.
Leurs efforts iront en fumée :
Je les mépriserai et les verrai soumis.
Qui se fie à Dieu seul prend le parti solide; Malheur à qui sur l'homme attache son espoir!
L'homme est inconstant et perfide.
Mais Dieu toujours égal ne peut nous décevoir.
Heureux qui sur l'appui de l'Eternel se fonde! Il ne trompe jamais qui le vient implorer. Mais sur vous, ô princes du monde, C'est en vain qu'un mortel se voudrait assurer.
Mes nombreux ennemis ont uni leur puissance, Et m'ont pour m' accabler pressé de tous côtés;
Mais ton nom seul est ma défense; C'est lui qui fait tomber leurs efforts avortés.
R. : Il suffit qu'il prenne ma défense pour mépriser tous les efforts de rin-s ennemis.
S. : Le Seigneur est mon soutien ; et je mépriserai mes ennemis.
R. : Oh! qu'il est infiniment plus avantageux de mettre sa confiance eu Dieu que dans les hommes 1
S. : Il est bon de se confier au Seigneur, plutôt que de se confier d;ms l'homme.
R. : Il est bien plus sûr d'espérer dans la puissance du Seigneur que dans les princes.
S. : Il est bon d'espérer au Seigneur, plutôt que d'espérer dans les princes.
R. : Toutes les nations voisines se sont unies pour m'attaquer; mais souf L'abri du nom du Seigneur, je les ai terrassées, et je m'en suis vengé.
S. : Toutes les nations m'ont assiégé : mais c'est au nom du Seigneur que1 je m'en suis vengé.
Dans leurs complots, formés pour marracher la vie. Ils ont de leur malice Uni tous les ressorts; Mais ton nom sur qui je me fie A fait sous ton appui succomber leurs efforts.
Bruyantes comme un feu qui brûle des épines. Ces abeilles sur moi fondaient en gros essaims;
Mais j'ai par tes bontés divines Sous l'abri de ton nom dissipé leurs desseins.
Chancelant sous leurs coups à qui j'étais en butte. Déjà je me voyais à deux doigts du trépas;
Mais ta grâce prévint ma chute, Et pour me soutenir tu me tendis le bras.
Ma force est en toi seul; toi seul es ma défense : Sans toi je n'aurais pu jamais me relever:
C'est toi, mon Dieu, c'est ta clémence, Qui de mes ennemis seule a pu me sauver.
R. : Mes ennemis m'ont affligé de tous les côtés; mais sous l'asile du n>m de Dieu, je les ai vaincus et je m'en suis vengé.
S. : Elles m'ont assiégé et environné ; mais c'est au nom du Seigneur que je me suis vengé.
R. : Ils se sont jetés ?ur moi comme des essaims d'abeilles, et plus ardents qu'un feu qui embrase des épines sèches; mais sous la protection du nom de Dieu, je les ai surmontés et je m'en suis vengé.
S. : Elles m'ont environné comme des abeilles, et elles se sont embrasées comme un feu qui a pris à des épines ; mais c'est au nom du Seigneur que je m'en suis vengé.
R. : Ils ont fait des efforts inconcevables pour m'ébranler et me renverser par terre, mais Dieu m'a prêté sa main pour me soutenir.
S. : J'ai été poussé, et on a fait eïort pour me renverser ; mais le Seigneur m'a soi
R. : Sa force a été mon appui; son secours e>t la matière de mes louanges, et je lui dois mon salut.
S. : Le Seigneur est ma force et ma gloire, et il est devenu mon salut.
^^^^^^^^^^^^^^♦f^^^** ******* ****** Psaumes.
J'ai vu de ce salut que ta bonté m'envoie Eclater le plaisir que les bons ont senti;
Ils en ont tressailli* de joie, Et de leurs doux concerts les airs ont retenti.
Oui, Seigneur, c'est ta main dont la grâce abondante A su me relever quand j'étais abattu;
C'est ta droite toute-puissante Qui me rend mon éclat et soutient ma vertu.
Non, je ne mourrai point : c'est toi qui me fais vivre; En vain mes ennemis ont attaqué mes jours.
Que de ton bras qui me délivre Je vais en te louant publier les secours!
Sur moi ta juste main longtemps appesantie M'a fait sentir les coups dont tu m'as affligé; Mais quand une âme est convertie, Tu ne veux point la mort du pécheur corrigé.
R. : Que les temples et que les tabernacles des justes retentissent de chants d'allégresse et d'actions de grâces.
S. : Les cris d'allégresse et du salut se font entendre dans les tentes des justes ; la droite du Seigneur a fait éclater sa puissance.
R- : C'est la main de Dieu qui a opéré ces merveilles; c'est le bras du Seigneur qui nous a relevés; c'est sa puissance qui a fait ces miracles.
S. : La droite du Seigneur m'a élevé ; la droite du Seigneur a fait éclater sa pu i-
R. : Je ne mourrai point . sous l'effort de tous mes ennemis: mai- je vi vrai pour annoncer à toute la terre les œuvres merveilleuses de Dieu.
S. : Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les œuvres du Seigneur.
R : Sa justice miséricordieuse m'a châtié pour me corriger; mais il ne m'a point livré à la mort.
S. : Le Seigneur m'a châ'.itj avec sévérité ; mais il ne m'a point livré a la mort. 4*4*4»4*4»4»4»4»*4'4*4*4>4*4*4*4'4*4'4<-4'4'4*4»4'4'4»4»4»4'4'4'4'-
Ouvrez le temple, ouvrez les portes de justice : Que j'entre, et que j'y rende un culte solennel.
Pour louer un Dieu si propice, Fidèles, suivez-moi jusqu'au pied de l'autel.
Oui, je confesserai qu'exauçant ma prière, Mon Dieu, c'est de toi seul que je tiens mon salut;
Oui, mon âme à toi toute entière D'un hommage parfait te rendra le tribut.
Cette pierre qu'avait avec tant de malice Osé mettre au rebut l'ouvrier aveuglé,
Est celle qui de l'édifice Est la pierre angulaire et la solide clé.
Dieu contre son pouvoir trouve-t-il des obstacles? C'est à lui seul qu'on doit ces efforts merveilleux;
Chaque jour ses nouveaux miracles Surprennent nos esprits et ravissent nos yeux.
R : Ouvrez-moi les portes du sanctuaire, afin que je puisse y entrer pour y louer le Seigneur; ouvrez les portes du Temple, afin que les fidèles y entrent.
S. : Ouvrez-moi les portes de la justice, afin que j'y entre et. que je rende grâces an Seigneur ; c'est là la porte du Seigneur, et les justes entreront par elle.
R. : Je vous y rendrai grâces, ô mon Dieu, parce que vous m'avez exaucé, et que votre bonté m'a sauvé.
S. : Je vous rendrai grâces de ce que vous m'avez exaucé, et que vous êtes devenu mon . salut.
R. : Cette pierre que ceux qui bâtissent rejetaient comme inutile, est de venue la pierre angulaire et la principale de l'édifice.
S. : La pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée a été placée é
R. : C'est l'ouvrage de la main toute-puissante de Dieu, et toul ce qu'il a. fait à nos yeux est le sujet de notre admiration.
S- : C'est le Seigneur qui a fait cela, et c'est ce qui paraît à DM y, nx digne d'adl
Bannissons de nos cœurs l'importune tristesse, Et célébrons ce jour que l'Eternel a fait; Que mille, chants pleins d'allégresse En annoncent partout le triomphe parfait.
Sauve-moi du péril dont l'horreur me menace; Qu'au gré de mes désirs tout concoure à mon but.
Répands, mon Dieu, répands ta grâce Sur qui vient en ton nom m'annoncer le salut,
Assemblés dans ce temple où Dieu se fait connaître. Fidèles, prenez part à ma félicité :
C'est le Seigneur qui va paraître; Je vois déjà briller sa divine clarté.
En pompeux appareil que le temple s'apprête. Et qu'on rende ce jour un des plus solennels;
Que, pour en célébrer la fête, Le peuple y soit pressé jusqu'au pied des autels.
R- : La journée d'un événement si célèbre est la véritable journée du Seigneur: que notre joie s'en explique; que nos cœurs en tressaillent d'allégresse.
S. : C'est ici le jour qu'a fait le Seigneur ; réjouissons-nous-y donc, et soyons pleins rosse.
R. : Seigneur, qui par cette victoire m'avez donné le salut, continuez de m'être favorable, et que celui qui vient en votre nom soit b
S. : 0 Seigneur, sauvez-moi ; ô Seigneur, faites prospérer le règne de votre Christ ; béai soit celui qui vient au nom du Seigneur.
R. : Peuple, écoutez les prêtres, qui du Temple vous donnent des bénédictions; Dieu, disent-ils, a montré qu'il était notre Seigneur, et la lumière de ses fa a rejailli sur nous.
S. : 3 de la maison du Seigneur ; le Seigneur est le vrai Dieu, d
t'.iit paraître sa lumière sur nous.
R. : Etablissez un jour de fête solennelle; venez en foule dans le Temple, et qu'il soit rempli de l'affluence des fidèles jusques aux coins de l'autel.
S. : Rende/, ce jour solennel en couvrant de branches tous les lieux, jusqu'à la corne de l'autel.
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Oui, mon Dieu, c'est toi seul que je veux reconnaître Par les hommages purs dont je viens m'acquitter;
O mon Dieu, mon unique maître, C'est toi seul en tous lieux que je veux écouter.
Oui, je confesserai qu'exauçant ma prière,
Mon Dieu, c'est de toi seul que je tiens mon salut;
Et mon âme, à toi toute entière.
D'un hommage accompli te rendra le tribut
Peuples, de vos concerts unissez l'harmonie, Et louez du Seigneur la suprême bonté;
Sa miséricorde infinie Est égale en mesure à son éternité.
R. : Seigneur, vous êtes mou Dieu, et je vous louerai sans cesse; vous êtes mon Dieu; et tant que je vivrai, je publierai votre gloire.
S. : Vous êtes mon Dieu, et je vous rendrai mes actions de grâces ; vous êtes mon Dieu, et je relèverai votre gloire.
R. : Je vous rendrai mes actions de grâces, parce que vous m'avez exaucé, ut que mon salut vient de vous.
S. : Je vous rendrai grâces de ce que vous m'avez exancé, et que vous êtes devenu mon salut.
R. : Unissez-vous donc tous pour chanter les louanges du Seigneur, parce qu'il est bon, et que sa miséricorde est éternelle.
S. : Louez le Seigneur, parce qu'il est bon ; parce que sa miséricorde s'étend dans tous les siècles.