‹ Œuvres inédites (volume 2)Chapitre 122 sur 134 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BLANCHE seule.

A.RIETTE.

Dans ce bois , errante , incertaine ,

Je ne reconnais plus ces lieux ;

Les larmes qui couvrent mes yeux

Me laissent entrevoir à peine.

Colin pleurait lorsque je suis partie ,

Je n'ai pas daigné lui parler :

Mon inconstance a dû le consoler.

Et de ses pleurs la source s'est tarie.

Blanche gémit à sou tour,

Le remords poursuit sa vie ,

El toujours une voix lui crie:

Tu préféras la fortune à l'amour.

ÎÇO BLANCHE ET VHR3IEILLÏ:,

Comme le bocage est tranquille !

Il doit être l'heureux asile

Et de l'amour et du bonheur.

Cet aspect aigrit ma douleur.

Il rend ma J)eine plus affreuse ;

Hélas .' quand on, est malheureuse, ,

Tout parle de notre malheur.

Page 1