ACTE m, SCÈNE IX. Q
COLIN
Que dites-vous, Blanclie ? Vous qui m'avez abandonné , vous qui n'avez pas craint de me réduire au désespoir , en méprisant mes larmes , vos sermens , mon amour , vous m'avez regretté !
( Blanche soupire. ) Ah ! répétez-le du moins.
BLANCHE
Que vous importe de le savoir ! J'ai perdu le droit d'être heureiise 5 vous vovez bien que je n'ai plus celui de me justifier.
LA FÉE
Mes enfans, vous me faites pitié ; vous ne pouvez pas vivre l'un sans l'autre. Colin , je lis dans son cœur, et j'y vois la même tendresse que dans le tien. Sois bien sûr qu'elle n'a jamais aimé que toi j pardonne-lui un moment d'erreur qui ne t'a rien été, et que ce
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pardon te donne de nouveau le di-oit d'être à jamais heureux par elle.
BLANCHE
Non, ma mère, non. Si jamais il allait me reprocher...
COLIN
Cruelle! si tu m'as toujours aimé, que veux-tu que je te reproche ?
LA FÉE à Blanche.
Te voilà maîtresse de ton sort. Je ne t^ai pas accordé ce matin le souhait que tu voulais faire ; demande-moi ce que tu désires le plus.
BLANCHE
Ah ! je m'en garderai bien 5 son cœur ne me reviendrait que par votre puissance.
COLIN, tombant à ses pieds.
Il n'a pas cessé d'être à toi : tu le sais bien , tu n'en doutes pas.