‹ Œuvres inédites (volume 2)Chapitre 53 sur 134 · LI .S E TTE · texte numérisé non relu

LI .S E TTE

Hé! tant mieux, Monsieur, tant mieux! C'est une certitude de plu.=i pour le bonheur de celle qui vous épousera.

Lorsque je me mariai avec le marquis de Mircour, il jouissait de cinquante mille livres de rente, je lui en appor-

68 l'adroite suivaiste ,

tai autant ; si je n'en avais eu que quarante-neuf, je n'aurais pas été sa femme. Qu'arriva-t-il ? Comme nous ne nous devions rien l'un à l'autre , nous ne voulûmes rien faire l'un pour l'autre j notre mariage fut une guerre continuelle. Enfin il mourut , et me laissa sans enfans , maîtresse de cent mille livres de rente , dont je puis disposer comme il me plaira. J'ai bien résolu de conserver mon indépendance , ou d'épouser quelqu'un dont je ferai la fortune. Ce plaisir-là seul est au-dessus de la liberté.

FATEN VILLE

Chacune de vos paroles , Madame , fait autant d'impression sur mon cœur que sur mon esprit ; et si Madame la marquise voulait me continuer ses conseils , peut-être m'indiquerait-elle un moyen d'être heureux sans faire le malheur d'Agathe.

LISETTE

Je vous répète avec plaisir que ^e

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