ACTE 111, SCÈNE II
vous donner une preuve sûre de cette amitié que vous me demandez. Vous aimez ma fille, je le sais, et je suis si touché de votre procédé que je voudrais éteindre à jamais nos divisions par votre hymen avec elle ; mais ma parole est donnée, j'ai promis ma fille. et...
O ciel !
M ON DOR
Oui , Monsieur, il n'est plus temps , et j'ose vous avouer que j en ai du regret. D'après cette explication, d'après l'estime que vous m'avez inspirée , je suis sûr que vous ne chercherez pas à troubler ma vieillesse et les beaux jours de ma fille par une passion qui ne peut être heureuse. La haine que j'avais pour vous n'existe plus; dites à madame votre mère que c'est vous seul que je prendrai pour juge de nos différens. Je suis fâché de ne pouvoir vous faire mon gendre , vous serez du moins
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notre arbitre , et je vous rends les moyens de vous venger de moi.
( Il lui rend son titre. ) DORVAI..
Eh bien , Monsieur , puisque je suis assez malheureux pour ne pouvoir tout vous devoir, vous me devrez du moins quelque chose. Vous me refusez votre fdle , vous me condamnez à devenir le plus malheureux des hommes , voilà comraent je me venge.
( Il déchure son titre. )
• AGATHE
Âh ! Dorval...
MON DO R
Vous me mettez au désespoir ; comment pourrai-je reconnaître jamais ce que vous venez de l'aire ? Monsieur, notre procès ne peut plus se juger.
Conduisez - moi chez madame votre mère , qu'elle me dicte ses conditions^