PREFACE. XV
des mauuscrits de Floriaii. Allié à une famille lauguedocicnne , j'ai
» francs. Ce serait encore de Targeul » bientôt gagné.
On commence : un murmure flatteur accompagne la tin du premier acte.
<c Bon ! me dis-je. D'après ce début , )) U me semble que je pourrais bien dej> mander deux cents francs. »
Le deuxième et le troisième actes sontaccueillispar desapplaudissemens:
et vite mes prétentions s'augmentent successivement de cent francs par acte.
Enlin, au quatrième, les dames tirent leur mouchoir. Je vois couler des larmes.
« Des actrices qui pleurent ! oh! pour » le coup cela doitvaloir six cents francs » au moins ! »
La pièce finie , et après les complimens de 1 auditoire , le directeur m'em-
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fait retentir les échos du Gardon de mes vœux et de mes prières .J'ai mis
mènesur le théâtre. — Votre ouvrage est reçu, me dit-il. Vous le voyez : il a fait le plus grand plaisir, et nous allons le monter incessamment. Mais quel prix y mettez-vous ? — Vingt -cinq louis , répondis-je sans hésiter. — Soit ; passons à la caisse , nous dresserons un petit traité et vous recevrez votre argent. Je ne demandais pas mieux.
Tout fut bientôt terminé , et nous nous séparâmes.
Rentré chez moi , je brochai en trente-six heures un opéra en un acte sur une autre INouvelle de Florian , intitulée Claudine , et je le fis recevoir au théâtre Favart. Le métier me semblait doux et facile. En un mot, j'étais lancé, et par Florian, à qui j'en ai mille fois depuis adressé des actions de grâces.
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à contribution tous mes amis possesseurs d'autographes. Enfin, j'ai poursuivi mes recherches en vrai bibliophile, et quelques élus seulement ( pour l'honneur de notre raison ) savent avec quelle intrépide ferveur nous aspirons à la pos-
Je ne voyais plus de raisons pour m'arrêter , quand des intérêts majeurs me rappelèrent en Lorraine et me firent négliger le théâtre. Quelques années plus tard, je m'y livrai de nouveau, et le public a daigné , par une faveur presque constante , me témoigner que mes eJSbrts pour lui plaire ne lui étaient point désagréables.
Quant à ce drame sur Selico . je l'ai relu depuis , et n'y ai trouvé de passable que la charpente. Il n'a pas été imprimé.