ACTE III , SCENE VII
MON DOR
M. le comte , je vous en suis infiniment obligé. ]Ma fille, qui ne vous épousait que par obéissance , épouse par amour M. Dorval,avec qui j'étais en procès. Ce procès est bien mieux que gagné , puisqu'il est accommodé par ce mariage. Je vous remercie de vos soins, et je...
FATENVILLE.
Eh bien ! c'est fort bien ! c'est trèsbien ! J'aime la paix , j'aime la concorde ; je vous en félicite tous. Tout ce que vous avez fait , mon ami , est à merveille. Je viendrai à votre noce , et je vous prierai de la mienne qui doit se faire bientôt. ( Ici , Lisette arrive en soubrette. ) J'épouse la marquise de Mircour 3 une vieille inclination., (y^ Xjselte.) Ah ! Madame... Je me trompe...
non... Qu'est-ce que c'est que cette personne-là ?
94 l'adeoiti: suivante ,
C'est Lisette , la femme de chambre de ma fille.
F ATEN'VI L LE
O ciel !
LISETTE
Eh! point du tout, je suis madame de Mircour. Reconnaissez, Monsieur, cette veuve si tendre et si riche . pour laquelle vous avez bien voulu renoncer à la dot de mademoiselle Agathe. Mes cent mille livres de rente ne sont pas plus vraies que votre attachement pour M. Mondor , et peut-être que vos titres de noblesse. Voilà votre promesse de mariage que je vous rends bien généreusement, faites-moi le plaisir de déchirer la mienne 5 car en vérité, quoique je ne sois qu'une soubrette , je croirais faire un mauvais mariage.
FATEN VILLE, s'en allant.
Peut-on être plus humilié?