‹ Œuvres inédites (volume 2)Chapitre 99 sur 134 · BLANCHE, COLIN · texte numérisé non relu

BLANCHE, COLIN

Colin eutre d'un air timide ; il tient à la main un bouquet.

BLANCHE

Ah ! VOUS voilà , Colin ? Je ne vous attendais pas de si bonne heure!

COLIN

Je croyais qu'il était bien tai'd j c'est peut-être parce que je viens de loin.

On ne trouve plus de fleurs ici près; j'en ai tant cueilli pour vous qu'il m'a fallu courir toute la matinée pour avoir ce bouquet.

BLANCHE sans le prendre.

Je vous remercie. ( ^ part. ) Je ne pourrai jamais lui dire...

COLIX.

Vous le refusez?... Mais comment ai-

ACTE I , SCÈNE IV. I 5 I je pu mériter l'indifférence que vous me témoignez depuis quelques jours?

BLANCHE

Ce n'est point de l'indifférence , Colin j c'est que... je songe que notre mariage n'est pas aussi sûr que nous le pensions.

COLIN

Il n'est pas sûr, Blanche ? Eh ! qui pourrait s'y opposer ? Vous ne dépendez que de vous-même ; vous m'aimez... vous me l'avez dit du moins...

Je le crois... je l'espère... je le souhaite.

BL.AIVCHE.

Oui , sans doute, je vous aime ; si jamais j'étais assez heureuse pour... faire votre fortune... soyez sûr...

COLIN

Ma fortune ! vous l'avez faite , vous

jBi blanche et vermeille,

mavez donné votre cœur j si vous me Fôtiez , rieu au monde ne pourrait m'enrichir.

BLAXCH r.

Ecoutez-moi , Colin j je ne veux ni ne dois vous tromper : je ne suis plus n>aîtresse de mon choix , ne m'en demandez pas davantage. Je sens bien que vous m êtes cher; mais je suis forcée d'éteindre moi-même ce sentiment.

Jamais je ne peux être à vous : Colin . ce mot me coûte à vous dire.

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