BLANCHE, COLIN
Colin eutre d'un air timide ; il tient à la main un bouquet.
BLANCHE
Ah ! VOUS voilà , Colin ? Je ne vous attendais pas de si bonne heure!
COLIN
Je croyais qu'il était bien tai'd j c'est peut-être parce que je viens de loin.
On ne trouve plus de fleurs ici près; j'en ai tant cueilli pour vous qu'il m'a fallu courir toute la matinée pour avoir ce bouquet.
BLANCHE sans le prendre.
Je vous remercie. ( ^ part. ) Je ne pourrai jamais lui dire...
COLIX.
Vous le refusez?... Mais comment ai-
ACTE I , SCÈNE IV. I 5 I je pu mériter l'indifférence que vous me témoignez depuis quelques jours?
BLANCHE
Ce n'est point de l'indifférence , Colin j c'est que... je songe que notre mariage n'est pas aussi sûr que nous le pensions.
COLIN
Il n'est pas sûr, Blanche ? Eh ! qui pourrait s'y opposer ? Vous ne dépendez que de vous-même ; vous m'aimez... vous me l'avez dit du moins...
Je le crois... je l'espère... je le souhaite.
BL.AIVCHE.
Oui , sans doute, je vous aime ; si jamais j'étais assez heureuse pour... faire votre fortune... soyez sûr...
COLIN
Ma fortune ! vous l'avez faite , vous
jBi blanche et vermeille,
mavez donné votre cœur j si vous me Fôtiez , rieu au monde ne pourrait m'enrichir.
BLAXCH r.
Ecoutez-moi , Colin j je ne veux ni ne dois vous tromper : je ne suis plus n>aîtresse de mon choix , ne m'en demandez pas davantage. Je sens bien que vous m êtes cher; mais je suis forcée d'éteindre moi-même ce sentiment.
Jamais je ne peux être à vous : Colin . ce mot me coûte à vous dire.