‹ Œuvres inédites (volume 3)Chapitre 57 sur 89 · SCENE III. l · texte numérisé non relu

SCENE III. l

quatre actes par jour, c'est bien modeste , cela fait ma douzaine 5 et c'est neuf. D'ailleurs le rôle de François P*^ doit à lui seul faire réussir la pièce. Ah çà! je commence par mon chœur de Suisses, au moment oîi la gendarmerie les coupe par morceaux. Cela doit être superbe ! c'est là que je dois m'abandonner à tout mon génie , et faire une musique bruyante , terrible , épouvantable 5 employer surtout les trompettes pour bien exprimer la douleur, avec cinq ou six timbales pour imiter les cris des mourans. On a beau dire , les trompettes ! et les timbales ! c'est la véritable musique de l'âme , la seule qui arrive au cœur. ( // chante. ) Récitatif de la cavalerie française ( il chante ) , andantino pour l'artillerie , ( il chante ) , puis une petite ariette pour le roi {il chante). C'est à merveille* Je commence par l'air , ensuite je ferai les paroles Après l'ariette du

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roi , la gendarmerie arrive. Il faut changer de ton. En quel ton la mettrai-je , ma gendarmerie ? Ma foi , je m'en vais la mettre en ut , c'est le vrai ton d'une bataille {il chante). Ah ! une bataille , cela fait bien du bruit , ut n'est pas assez fort 5 mettons-la en mi grand dièse , cela vaudra mieux ( il chante ) : oui , oui , c'est beaucoup mieux. Attaque des Suisses (z7 chante) 5 plaintes des mourans ( il chante ) ; cris des vainqueurs {il chante ).

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