TROISIEME CHAPITRE
Numa part pour Rome; les augures annoncent au peuple le succès le plus complet de son règne. A son arrivée ? i3..
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il sacrifie aux dieux de Rome ; il renvoie la compagnie des Célères (un père a-t-il besoin de gardes au milieu de ses enfans? ). — La charge de dictateur d'Albe étant devenue vacante, Numa , sous prétexte de ne connaître point assez ses sujets pour pouvoir choisir celui qui serait le plus propre à cet emploi , consulte Spurius Valérius , qui était consul de Rome. Celui-ci lui rend uu compte très défavorable de tous ses con citoyens, comme étant incapables d'occuper cette place.
— Numa réplique : « Et toi , Spurius, )> tu en es encore moins digne. En me )> présentant les Romains avec lesquels » je dois partager les soins du gouver - » nenient , comme'les hommes les plus » médians et les plus corrompus , tu » me forces à devenir tyran. » — Numa nomme Marcius dictateur d'Albe,
OU ROME FLORISSANTE. l/\Q
QUATRIÈME CHAHTRE.
Numa connaît toute l'étendue de ses devoirs de souverain ; il craint de ne pouvoir les remplir. Au milieu de son embarras, la nymphe Egérie vient le rassurer et lui donne les premiers préceptes dont l'observation doit rendre son peuple le plus heureux et le plus florissant.