NEUVIÈME CHAPITRE
Le discours de Numa est interrompu par l'arrivée d'un jeune étranger qui demande du secours contre les Volsques. Toute l'assemblée se dispose sur-le-champ à prendre les armes. Numa réprime l'ardeur des Romains , et leur représente qu'avant de prendre un parti aussi violent , il fallait savoir si la cause de cet étranger était juste. Sur quoi l'étranger expose que l'Etrurie, sa patrie , ayant été désolée par des divisions intestines, il avait résolu de la quitter et d'aller à Rome vivre sous le sage gouvernement de Numa ; qu'en passant par le pays des Volsques , il avait été arrêté par ces barbares , qui voulaient l'empêcher d'exécuter son
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projet ; qu'ils tiennent en captivité sa femme et ses enfans , et qu'il a été assez heureux pour leur échapper , et venir implorer le secours de Numa contre cette violence. — Numa le lui promet ; mais en même temps , en roi sage , il veut tenter tous les moyens de faire rendre justice à cet étranger , avant d'employer la violence, et éviter ainsi l'effusion du sang. Il fonde , à cette occasion , le collège des Féciaux , et il envoie un héraut d'armes sur les frontières des Volsques , pour leur demander satisfaction du tort qu'ils ont fait à cet étranger, allié des Romains.