Var. à l'envi
3. Il ne semble guère possible, en l'absence de toute indication de l'auteur, de rapporter ce fragment à l'un quelconque des projets de travaux ébauchés par lui. Peut-être convient-il d'y voir l'un des éléments du traité que Chénier désignait par l'abréviation r]0r/.ov et où il se proposait d'utiliser une poésie chinoise appelée Les Contrastes (voyez ci-après, p. 202, note i).
ESQUISSES ET NOTES LITTERAIRES "î^l
des remèdes qu'on lui présente... Tout l'inquiète; un air sérieux lui semble cruel, un sourire une perfidie.
Il faut ainsi représenter plusieurs passions humaines qui ne l'aient pas été encore, avec les attributs convenables et entièrement neufs.
On ne conteste guère que l'île Geylan ne soit le f" 102 v Taprobane des anciens ^ Avant Alexandre, on la croyait un vaste continent austral, au rapport de Pline: mais on sut alors que c'était une île. Mêla l'ignorait ou ne s'en souvenait pas, car il en parle comme d'une chose douteuse. Pline raconte que l'alTranchi de je ne sais qui, étant jeté en cette île, leur parla de la puissance des Romains, et ils envoyèrent une ambassade à l'empereur Claude, dont le chef était nommé Rachia. Pline avait probablement vu ces ambassadeurs. Cela ressemble aux ambassades de Siam à Louis XIV et du Japon au pape. Tous les géographes anciens la font dix ou douze fois plus grande qu'elle n'est, et les insulaires prétendent aussi qu'elle a été beaucoup plus grande. Ils disent que la mer en se retirant laissa à découvert une partie de la côte de Malabar qui était sous
I. [Au crayon] : C'est liv. VI, ch, 22. [A l'encre] : Plin. 1. 7 ; je ne sais à quel endroit, car je n'ai point mon Pline sous la main et je cite de mémoire. Pompon. Mél. 1. 3, c. 7. Voir Vossius sur cet endroit.
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les eaux et reflua vers leur île dont elle engloutit une partie à peu près égale. Vossius n'en croit rien; ses raisons ne sont pas bonnes. Il dit que l'ordre constant de la nature favorise son incrédulité. Il se trompe; il faut voir Buflbn. Beaucoup d'hommes de poids, entre autres Voltaire, ont cru que l'Atlantique (sic) de Platon avait disparu de cette manière. L'histoire de Sodome et Gomorre n'est pas autre chose. Kœmpfer, dans son histoire du Japon, vol. 2, hist. nat. du thé, rapporte, d'après les traditions chinoises, qu'une île située près Formose, appelée Maurigasima, fut abîmée sous les eaux, ce que l'on ne manqua pas d'attribuer au luxe et aux mauvaises mœurs. On a vu de nos jours Smyrne et Lisbonne et Lima.
fo 102 vo Ces Saturnales sont une fête grecque*. Chez les Cretois, aux fêtes de Mercure, les esclaves se mettaient à table servis par leurs maîtres. Athénée le rapporte, d'après Cary stius, les Trézéniens de même. Bérose, cité au même lieu, dit qu'il y avaità Babylone une fête à peu près semblable pendant cinq jours. De même en ïhessalie, selon un rhéteur né à Sinope, nommé Bâton.