‹ ŒuvresChapitre 131 sur 145 · SECTION. DES TERRES VEGETALES · texte numérisé non relu

SECTION. DES TERRES VEGETALES

La paille du Midi est beaucoup plus nourrissante que

celle du Nord. — C'est du Midi qu'est venu le proverbe : Cheval de paille , cheval de bataille.

On pourrait donc employer la paille à la nourriture des animaux.

Mais , dira-t-on , il leur faut une litière.

Dans une partie de l'Angleterre et de l'Allemagne , on fait une litière de terre végétale. On la prend au bout des champs , où la charrue l'amène à chaque labour depuis des siècles.

A mesure que la terre s'imprègne d'urine et de crottin , on la jette devant , et on en met de nouvelle derrière.

Quand elle est saturée , on lève. — C'est ainsi qu'on fait beaucoup de fumier. — Cela exige du travail ; mais qu'at-on sans peine ?

On dira que les animaux seront mal couchés. — Erreur.

En Hollande , les vaches sont sur un lit de planches , sans litière.

Dans une partie de l'Angleterre , le bétail est nuit et jour dans une cour de ferme.

Dans les marais desséchés de l'Ouest , de Nantes à Bordeaux , les animaux sont dans les carrés toute Tannée. — C'est là que les petits naissent et croissent ; quand on veut les vendre , on les prend au lacet , comme dans les savannes d'Amérique méridionale.

Le besoin d'engrais est tellement reconnu qu'on fait tout pour s'en procurer.

On met encore , dans certains pays , des terres dessous, dedans et dessus le fumier ; on mêle tout à la saison des semailles.

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