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JUGES HONORAIRES DU PALINOD DE CAEN

Des Neufs Sœurs je quittais l'empire; Thémis , au pied de ses autels "* Pour toujours suspendait ma lyre :

Mais un charme nouveau m'attire A la suite de deux mortels Que le Dieu du goût vient d'élire Pour présider à ces jeux solennels.

En m'honorant de vos suffrages, Daignez sourire à mes accens ,

' Ces vers ont élë recueillis pour la première fois dans Pedilion ile Caen , iSaS, Ils sont tirés du recueil palinoditjue de celte ville, année 1758.

' Malfilâtre , apposant sa signature au bas de cette pièce , prend le litre d'étudiant en droit, qu'il avait <léjà pris l'année précédente. ( Note de r édition de Caen , 182 3. >

Ne refusez pas un encens Que la vérité donne aux sages ; Soutiens d'un peuple qui vous aime', Vous qui , par un heureux lien , L'un et l'autre savez réunir en vous-même Le grand homme et le citoyen.

Qu'il est beau de vous voir , magistrats respectables, Marquer ici la place des rivaux ,

Et dans le sein des arts aimables

Vous délasser de vos travaux !

Tel le roi des oiseaux , des voûtes immortelles

Quitte les superbes lambris ,

Et vient , en abaissant ses ailes ,

Reposer sur des prés fleuris.

I Celte faute bien grossière , deux rimes féminines différentes rapprochées , se trouve dans l'édition de Caen , iSaS, où cette pièce fut imprimée pour la première fois. Nous doutons qu'il faille l'attribuer à Mallilâtre , surtout dans un ouvrage fini , où rien ne sent la négligence. L'éditeur aura sans doute passé ici un vers masculin. Nous sommes fâchés de n'avoir pas eu la faculté de recourir aux Recueils palinodiques de Caen , d'où ces vers sont extraits.

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