‹ ŒuvresChapitre 10 sur 47 · DE LA NATURE ET DE L'ÉTAT DE L'HOMME PAR RAPPORT A LUI-MEME · texte numérisé non relu

DE LA NATURE ET DE L'ÉTAT DE L'HOMME PAR RAPPORT A LUI-MEME

CONSIDÉRÉ COMME IMDITIDD.

Il feroit mieux de s'étudier lui-même, que de vouloir connoître la nature de Dieu ; l'homme est un mélange de grandeur et de bassesse, de lumière et d'obscurité, de perfection et d'imperfection , de force et de foiblesse. L'amour-propre et la raison sont les deux principes de nos actions ; et , quoique différents, ils tendent au même but. L'homme ne peut être heureux qu'en les accordant entre eux , et en les contenant dans de justes bornes. Les passions sont utiles à l'homme et à la société en général. Nous devons les diriger et les tempérer les unes par les autres. La passion dominante est nécessaire à l'homme pour le faire entrer dans les «vues de la Providence, et donner plus de force à ses vertus. Mélange de vices et de vertus chez les hommes. Le vice est odieux par lui-même, cependant l'homme y est facilement entraîné. La Providence se sert des vices et des passions de l'homme pour l'accomplissement de ses desseins et le bien général de la société. La sagesse divine distribue ses dons aux différentes classes d'une manière inégale ; et c'est d'où résultent leur dépendance , leur union , et leur force. C'est ainsi que chaque âge , chaque condition a ses goûts et son caractère ; ainsi la sagesse de Dieu brille jusque dans les imperfections de l'homme.

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