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DE LA TROISIÈME ÉPITRE

Ne l'oublions jamais ; l'arbitre souverain ,

Par des moyens divers tend vers la même fin ;

Lui seul dans l'univers connoit l'indépendance:

Tous sont faits pour le tout. Nageant dans l'abondance,

Enivré de grandeurs, regorgeant de santé,

Souviens-toi...

Regarde en même temps la matière vivante.

De ses vastes débris renaître l'univers.

Tout est uni; qui sait où la chaîne s'arrête?

Non, non, la douce joie embellit son ramage.

PAGE l33, VERS l4-

Il semble toujours loin, quoique approchant toujours.

PAGE l33, VERS 23.

De quoi leur serviroient nos disputes frivoles , Nos docteurs orgueilleux, nos bruyantes écoles.

La raison fait attendre ou diffère ses soins?

S'aiment, mais non pas seuls. Deux sexes se répondent.

L'envoie habiter l'air, ou parcourir les champs.

Le choix fixe nos cœurs, le penchant les entraine.

Un amour naturel nous attache aux derniers.

PAGE l4l, VERS 5.

Naquirent avec toi; par-tout régna l'accord.

IBID., VERS l5.

Tous, dans le fond d'un bois, sanctuaire champêtre, Par des accords divers louoient leur commun maître.

Combien il a changé! moins maître que bourreau, De ses tristes sujets détestable tombeau , Détruisant leur espèce et dégradant la sienne, Signalant par des morts sa puissance inhumaine,

Par-tout de la nature il entend les clameurs. Mais ces morts dans son sein nourrissent leurs vengeurs; De ce sang étranger l'impétueuse flamme Empoisonna son sang, dénatura son ame; D'épouvantables maux son corps fut déchiré; D'ardentes passions ton coeur fut dévoré*

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Par d'invincibles nœuds enchainoient les mortels.

Le menoient au bonheur sur les pas des plaisirs.

IBID., VERS i4- Un tyran dans son Dieu, des dieux dans ses- tyrans.

PAGE lS3, VERS I.

Dans un seul homme ainsi l'amour-propre effréné.

Il oppose des lois, un gouvernement sage.

Retrace cette foi, cette morale pure, Que dan$ le fond des cœurs imprima la nature; S'il ne peint pas Dieu même, il ébauche ses traits: Enseigne au peuple, aux rois leurs communs intérêts.

PAGE l55, VERS II.

Sont faits pour s'entre aider, et non pas pour se nuire.

IBID., vers 17.

Laisse nos discoureurs combattre pour le choix

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