‹ ŒuvresChapitre 108 sur 302 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ÀRNOLPHE;

Il m'est , lorsque j'y pense, avantageux sans doute D'avoir perdu mes pas, et pu manquer sa route : Car enfin de mon cœur le trouble impe'rieux N'eût pu se renfermer tout entier à ses yeux ; 11 eût fait éclater l'ennui qui me dévore , Et je ne voudrois pas qu'il sût ce qu'il ignore. Mais je ne suis pas homme à ?;ober le morceau , Et laisser un champ libre aux yeux d'un damoiseau ; J'en veux rompre le cours, et, sans tarder, apprendre Jusqu où l'intelligence entre eux a pu s étendre : J'y prends pour mon honneur un notable intérêt;1 Je la regarde en femme aux termes qu'elle en est ; Elle n'a pu faillir sans me couvrir de honte , Et tout ce qu'elle fait enfin est sur mon compte. Eloignement fatal ! voyage malheureux !

( Il frappe ci sa porte. )

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