ACTE II, SCÈNE II. i
AlAin, retombant aux genoux d'Arnolphe.
Je meurs.
Arnolphe, a part.
Je suis en eau : prenons un peu d'haleine ; Il faut que je mévente et que je me promène, Aurois-je deviné, quand je l'ai vu petit, Qu'il croîtroit pour cela ? Ciel ! que mon cœur pâtit îi Je pense qu'il vaut mieux que de sa propre bouche. Je tire avec douceur l'affaire qui me touche. Tâchons à modérer notre ressentiment.
Patience , mon cœur , doucement , doucement.
( à Alain et a Georgette. ) Levez- vous, et, rentrant, faites qu'Agnès descende,
( et part. ) Arrêtez. Sa surprise en deviendroit moins grande ; Du chagrin qui me trouble ils iroient l'avertir, Et moi-même je veux l'aller faire sortir.
( à Alain et a Georgette. ) Que l'on m'attende ici.