ACTE II,SCÈNE III
Si son cœur a voit eu, dans son émotion , A qui pouvoir donner cette commission ; Mais qu'enfin là douleur d'une contrainte extrême, L'a réduite à vouloir se servir de moi-même , Pour vous rendre averti , comme je vous ai dit , Qu'à tout autre que moi son cœur est interdit, Que vous avez assez joué de la prunelle. Et que , si vous avez tant soit peu de cervelle , Vous prendrez d'autres soins. Adieu , jusqu'au revoir. Voilà ce que j a vois à vous faire savoir.
VA LE re , bas.
Ergaste, que dis-tu d'une telle aventure ?
sganarelle, bas , a pari.
Le voilà bien surpris !
ergaste, bas j aVatère.
Selon ma conjecture , Je tiens qu'elle n'a rien de déplaisant pour vous, Qu'un mystère assez fin est caché là-dessous , Et qu'enfin cet avis n'est pas d'une personne Qui veuille voir cesser l'amour qu'elle vous donne*
SGANARELLE, à part.
Il en tient connue il faut.
VALÈre, bas y a Ergaste.
Tu crois mystérieux...
ERGASTE , bas.
Oui... Mais il nous observe, ôtons-nous de ses yeux.