‹ ŒuvresChapitre 239 sur 302 · PHI-LIS, MORON · texte numérisé non relu

PHI-LIS, MORON

r h i l i s , demeure ici.

PHILIS

Non, laisse-moi suivre les autres*

MORON

Àh! cruelle, si c'étoit Tircis qui t'en priât, tu demeurerois bien vite.

^HILIS.

Cela se pourroit faire : et je demeure d'accord que je trouve bien mieux mon compte avec l'un qu'avec l'autre ; car il me divertit avec sa voix , et toi , tu m'étourdis de ton caquet. Lorsque tu chanteras aussi bien que lui, je te promets de técoûter.

MORON

Hé! demeure un peu.

PHILIS

Je ne saurois.

M OR on.

De grâce!

PHILI5.

Point, te dis-je.

m o R o N , retenant Vliilis.

Je ne te laisserai point aller...

PHILIS

Âh î que de façons I

Je ne demande qu'un moment à être avec toi;

PHILIS

Hé bien! oui, j'y demeurerai, pourvu que tu une promettes une chose.

M OR ON

Et quelle?

PHILIS

De ne me parler point du tout.

MORON

Hé ! Philis !

PHILIS

A moins que de cela, je ne demeurerai point avec toi.

MORONi

Veux-tu me,.,?

PHILIS

Laisse-moi aller.

MORON

Hé bien î oui , demeure : je ne te dirai mot.

PHILIS

Prends-y bien garde au moins ; car, à la moindre parole, je prends la fuite.

INTERMÈDE II, SCÈNE t. 36g

Soit.

( après avoir fait une scène de aestes. ) Ah ! Philis ! ... Hé !.. .

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