PHI-LIS, MORON
r h i l i s , demeure ici.
PHILIS
Non, laisse-moi suivre les autres*
MORON
Àh! cruelle, si c'étoit Tircis qui t'en priât, tu demeurerois bien vite.
^HILIS.
Cela se pourroit faire : et je demeure d'accord que je trouve bien mieux mon compte avec l'un qu'avec l'autre ; car il me divertit avec sa voix , et toi , tu m'étourdis de ton caquet. Lorsque tu chanteras aussi bien que lui, je te promets de técoûter.
MORON
Hé! demeure un peu.
PHILIS
Je ne saurois.
M OR on.
De grâce!
PHILI5.
Point, te dis-je.
m o R o N , retenant Vliilis.
Je ne te laisserai point aller...
PHILIS
Âh î que de façons I
Je ne demande qu'un moment à être avec toi;
PHILIS
Hé bien! oui, j'y demeurerai, pourvu que tu une promettes une chose.
M OR ON
Et quelle?
PHILIS
De ne me parler point du tout.
MORON
Hé ! Philis !
PHILIS
A moins que de cela, je ne demeurerai point avec toi.
MORONi
Veux-tu me,.,?
PHILIS
Laisse-moi aller.
MORON
Hé bien î oui , demeure : je ne te dirai mot.
PHILIS
Prends-y bien garde au moins ; car, à la moindre parole, je prends la fuite.
INTERMÈDE II, SCÈNE t. 36g
Soit.
( après avoir fait une scène de aestes. ) Ah ! Philis ! ... Hé !.. .