LE MARIAGE FORCÉ. SCÈNE XVII
raisonnable. Il a voulu faire les choses de bonne grâce , et vous pouvez lui donner ma sœur.
ALfASTOR.
Monsieur , voilà sa main , vous n'avez qu'à donner la vôtre. Lîoué soit le ciel ! m'en voilà déchargé ; et c'est vous désormais que regarde le soin de sa conduite. Allons nous réjouir et célébrer cet heureux mariage.
de l'édition de 1773.
JLa comédie du Mariage forcé parut pour la première fois au Louvre le 29 janvier 1664 , en trois actes , avec des récits de musique et des entrées de ballet , sous le titre de ballet du roi. Le roi y dansoit une entrée.
Quand l'auteur fit représenter cette comédie sur le théâtre du Palais-Royal au mois de novembre de la même année , il supprima les récits et les entrées de ballet , et réduisit sa pièce en un acte , en y faisant quelques changements.
Le plus considérable est la scène entre L'y cas te et Dorimène , scène ajoutée pour suppléer à celle du magicien chantant et à l'entrée des démons qui déterminoient Sganarelle à rompre son mariage. Dans le ballet qui fut imprimé dans le temps (in 4° par Robert Ballard), il ne nous reste des demandes de Sganarelle au magicien que ce qu'on appelle , en termes de théâtre, les répliques ; on a ajouté deux ou trois mots pour y donner un sens.
En faisant imprimer les récits , les entrées de ballet , et la distribution des scènes de la comédie du Mariage forcé en trois actes , on a supprimé les arguments de la comédie , comme étant, inutiles , peu exacts , et assez mal faits.
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