‹ ŒuvresChapitre 55 sur 302 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Et paraissons ensemble aux yeux des spectateurs Four ce nouveau the'âtre autant de vrais acteurs.

Plusieurs dryades , accompagnées de faunes et de satyres , sortent des arbres et des termes.

Vous, soin de ses sujets, sa plus charmante étude, Héroïque souci , royale inquiétude , Laissez-le respirer, et souffrez qu'un moment Son grand cœur s'abandonne au divertissement : Vous le verrez demain , d'une force nouvelle , Sous le fardeau pe'nible où votre voix l'appelle , Faire obéir les lois , partager les bienfaits , Par ses propres conseils prévenir vos souhaits, ^Maintenir l'univers dans une paix profonde , Et s oter le repos pour le donner au inonde. Qu'aujourd'hui tout lui plaise, et semble consentir À l'unique dessein de le bien divertir. Fâcheux, retirez-vous ; où, s'il faut qu'il vous voie, Que ce soit seulement pour exciter sa joie.

La naïade emmène avec elle, pour la comédie , une partie des gens qu elle a fait paroître , pendant que le reste se met à danser au son des hautbois qui se joignent aux violons.

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