‹ ŒuvresChapitre 70 sur 302 · ACTE II, SCÈNE IV. iof · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV. iof

"orAnte, apercevant Erastc.

J'avise un homme ici qui n'est pas ignorant: Il pourra nous juger sur notre différent. Marquis , de grâce , un mot ; souffrez qu'on vous appelle Pour être entre nous deux juge d'une querelle , D'un débat qu'ont ému nos divers sentiments Sur ce tjui peut marquer les plus parfaits amants.

ÉRASTE

C est une question à vider difficile ;

Et vous devez chercher un juge plus habile.

ORANTE

ISon , vous nous dites là d'inutiles chansons.

Votre esprit fak du bruit , et nous vous connoissons^

Nous savons que chacun vous donne à juste titre...

ERASTE

- lié ! de grâce...

ORANTE

En un mot, vous serez notre arbitre; lie ce àont deux moments qu'il vous faut nous donner.

CLiMÈNE,rt Crante.

Vous , retenez ici qui doit vous condamner : Car enfin, s'il est vrai ce que j'en ose croire , 'Monsieur à mes raisons donnera la victoire.

éraste, à part.

Que ne puis-je à mon traître inspirer le souci D'inventer quelque chose à me tirer d'ici !

orante, h Cli mène.

Pour moi , de son esprit j'ai trop fcon témoignage Pour craindre qu'il prononce à mon désavantage,

(à Êraste.) Enfin , ce grand débat qui s'allume entre nous Est de savoir s'il faut qu'un amant soit jaloux.

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