‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 131 sur 224 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

Rapprochait, unissait vos deux tètes charmantes Sous les derniers baisers de ses lèvres mourantes ! Aimez-vous , a-t-il dit , et , regardant les cieux , Pour ne les plus rouvrir, il a fermé les yeux.

LE DUC d'yORK , d'une voix altérée.

Un beau soir, à Windsor nous irons, 6 ma mère. Lui demandant tous trois la santé de mon frère , Déposer sur le marbre , où souvent nous pleurons, Deux couronnes de fleurs que nous enlacerons; Et puis vous lui direz : A ton désir fidèles, Tes fils jusqu'au tombeau seront unis comme elles. Le voulez-vous?

ELISABETH, essuyant les yeux du duc d'York.

Demain.

LE DUC d'york.

Dès qu'il nous reverra , Au bonheur, à la vie Edouard renaîtra.

De lui donner des soins qu'on me laisse le maître. Mon remède est si bon !

ELISABETH

Pourrait-on le connaître?

LUCl.

C'est le jeu.

LE DUC D YORK

Trouve mieux pour guérir ses douleurs.

ELISABETH , à paît.

Comme, chez les enfans , le rire est près des pleurs!

LE DUC d'yORK.

Lord Rivers avec lui reviendra-t-il à Londre?

ELISABETH

San s doute.

Noble cœur, et dont je puis répoudre ! Parent loyal et sûr; ami vrai, celui-là; Votre oncle maternel.

ELISABETH

Qu'entendez- vous par là?

LUCI

Rien : je dis seulement que c'est leur second père, Et qu'ils n'eu ont pas d'autre.

LE DUC d'york.

Il est parfois sévère ; Mon oncle Glocester est bien plus indulgent, Et je l'aime bien moins.

ELISABETH

Parlez mieux du régent.

Quoi qu'en dise Luci, dont le discours me blesse. Vous pouvez , chers enfans , compter sur sa tendresse. Il a de votre père et le zèh et les soins ; il lui ressemble en tout.

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