‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 186 sur 224 · ACTE II, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IX

Et vous apprenti , milords , que, muets sous l'affront ,

Vous devez le subir sans relever le front.

Je saurai toutefois combattre une influence

Qui peut des nobles pairs alarmer la prudence.

Je le veux; et la Tour est l'asile assuré

Où nous veillerons tous sur un dépôt sacré.

ELISABETH

Nous séparez- vous ?

GLOCESTER

Non : vous le verrez sans cesse; Et par raison, j'espère, autant que par tendresse, Vous lui répéterez que je tiens d'Edouard Un pouvoir dont son rang l'affranchira plus tard; Mais qu'aujourd'hui le roi, soumis à ma puissance, Si je lui dois respect, me doit obéissance.

EDOUARD

Je suis loin d'attenter à ces droits souverains

Que mon père en mourant déposa dans vos mains;

Mais respectez sa veuve à l'égal de lui-même,

Ou je n'attendrai pas, portant son diadème,

Que son ombre me dise une seconde fois :

Mon fils, venger sa mère est le plus saint des droits.

(à Elisabeth.)

Sortons : de ces débats prolonger le scandale , C'est abaisser par trop la majesté royale. Venez , reine.

GLOCESTER . aux seigneurs de la conr.

Milords, je ne vous retiens pas.

(à Edouard , en prenant un flambeau. )

Votre premier sujet va précéder vos pas.

EDOUARD

Épargnez-vous ce soin.

GLOCESTER . marebant devant lui.

Un tel devoir m'honore.

LE DUC d'yORK, à Edouard.

Tu viens d'agir en roi : je t'aime plus encore.

ELISABETH , arrêtant Glocester.

Ah ! par pitié , mon frère , un mot !

GLOCESTER , donnant le flambeau à Tyrrel , qui est entré vers la (in de la scène.

Remplacez-nous, Gouverneur de la Tour.

( Tout le monde sort, excepté Glocester et la reine.)

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