SCÈNE V
Les MÊMES, EDOUARD.
EDOUARD , à Tyrrel.
Entendez- vous ces cris ?
A ces joyeux transports nous sommes-nous mépris? Annoncent-ils le jour de notre délivrance?...
(apercevant Glocester. )
Ah 1 milord, confirmez cette douce espérance : Venez-vous nous chercher?
GLOCESTER , qui fait iiii ]ws pour se relirrr.
Pas eiicor.
EDOUARD
Vous sortez ?
GLOCESTER
Réclamés par l'État , mes instans sont comptés ; Je les (lois au travail.
Est-ce pour hâter l'heure Où nous devons quitter cette triste demeure? Que j'en serais touché !
GLOCESTER
D'ailleurs je dois penser Que ma vue importune ici pourrait lasser.
EDOUARD
Ah ! vous me jugez mal , et j'ai l'âme assez haute Pour savoir, au besoin , reconnaître une faute. Je n'ai pu maîtriser mon premier mouvement ; Mais je le crois injuste, et mon cœur le dément. Séparons-nous tous deux sans haine et sans colère.
( avec tendresse. )
Un fils trouve toujours grâce devant son père : Pardonnez-moi , milord.
GLOCESTER
Ah ! cri
oyez.