ACTE II, SCÈNE XII
Digne aj3pui de son père, avec quelle chaleui" Il s'armait pour venger une cause si belle!
LOUIS
Il serait dangereux s'il devenait rebelle.
COMMINE.
Quoi, sire...
LOUIS
Je m'entends , et par moi-même , enfin , Je sais contre son roi ce que peut un dauphin. Mais , dites-moi , ce comte , il connaît votre fille ?
COMMINE , étonné.
Lui ?
LOUIS, vivement.
Répondez.
COMMINE , avec embarras.
J'ai su qu'admis dans ma famille...
J'étais en France.
LOUIS
Après ?
COMMINE.
J'ai su confusément Qu'il la vit.
LOUIS
Qu'il l'aima? Parlez-moi franchement.
COMMINE.
Le comte à sa beauté ne fut pas insensible.
8o LOUIS XI.
LOUIS
Il l'aime, et vous croyez qu'il est incorruptible!... Renfermez-vous chez moi ; sur ma table en parlant J'ai préparé pour vous un travail important.
COMMINE.
Ne vous suivrai-je pas?
Non : montrez-moi du zèle, Mais ici même; allez !
( pendant que Comminc s'éloigne. ) J'en saurai plus par elle.