ACTE m, SCÈNE XI
NEMOURS, tirant son épce.
Malheur à ([ui le tente!
(aux chevaliers de sa suite. )
Qu'on l'ose! A moi, Bourgogne!
LOUIS
A moi , France !
FRANÇOIS DE PAULF, , saisissant la croix dans les mains d'un prèîre et s'élançant entre les deux partis.
Arrêtez, Au nom du Dieu sauveur à qui vous insultez!
NEMOURS, baissant son épée coimue les autres chevaliers qui s'inclinent et restent immobiles.
Ma fureur m'égarait , et ces preux que j'expose , Vaincus sans me sauver, périraient pour ma cause.
(à sa suite. ) ' •
Arrière , chevaliers ! Si Charle est triomphant, La terreur de son nom mieux que vous me défend ; S'il n'est plus, mourant seul, je mourrai sans me plaindre.
( eu jetant son épée aux pieds du roi. )
Pour venir jusqu'à toi, comme toi j'ai dû feindre; Je l'ai dû : je l'ai fait. Quel que fût mon dessein , J'en rendrai compte à Dieu c[ui l'a mis dans mon sein. Jette encore une proie aux bourreaux de mon père ! 11 te manque un plaisir : je n'ai ni fds, ni frère, Je n'ai pas un ami que tu puisses forcer A recevoir vivant mon sang qu'ils vont verser.
140 LOUIS XT.
LOUIS • faisaut signe à Tristau d'einineuer Nemours.
Aujourd'hui, grand-prevot, son procès, sa sentence; Demain le reste.
(Nemours, entouré de gardes, sort avec Tristan ; les chevaliers bourguignons le suivent. )