‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 81 sur 224 · ACTE IV, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE I

NEMOURS

.laiiiais: pliilôl mourir !

Tu le veux ?

NEMOURS

Je le (loi.

COITIEK, fjui va onviii- la porte île son apparteiueut.

Regarde : ce cachot , c'est mon asile à moi ; Mais tout l'or que prodigue un tyran qui succombe M'eût-il à son cadavi'e attaché dans sa tombe ? Non ; si pour m'y résoudre il ne m'eût assuré Le droit qu'il avait seul d'en sortir à son gré. Mon malade céda ; fnes soins , c'était sa vie. Tiens , reçois-la de moi cette clé qu'on m'envie : Quand j'obtins ce trésor , il me sembla moins doux , C'était ma liberté ; c'est la tienne.

NEMOURS

Mais vous, Coitier, je vous expose.

COITIER.

Il souffre.

NEMOURS

Sa colère...

COlTlER.

11 souffre; ne crains rien. Que ce llambeau Léciaire, Prends celte arme; descends : un passage voûté,

Une porte , et le ciel , les champs , la liberté ! La liberté, mon fils !

NEMOURS j qui a saisi le poignard.

Oui , cette arme... j'espère...

J'accepte.

COITIER , lui tendant les Lias.

Ençor , Nemours , encor !... ton digue père M'a donc laissé des pleurs !... Je crains le roi , va , fuis; Je cours en l'abordant l'arrêter, si je puis.

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