‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 83 sur 224 · ACTE IV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III

Qu'il soit seul , et mon bras , là , dans son lit royal , Va consoninicr crini coup re meurtre filial.

( Il va écouter à la porte.)

Aucun bruit! mon cœur bat... C'est une horrible joie Que celle d'un bourreau qui va saisir sa proie! Horrible !... C'est la mienne : elle oppresse mon sein. Que de courage il faut pour être un assassin !

( 11 tombe dans uu fiiatenil, et se relevant loul-à-coup. )

Mais ne le fut-il pas? Supplices pour supplices! De tes douleurs , mon père, il a fait ses délices; Ton sang, j'en suis couvert; il coule; c'est ton sang Qui tombe sur mon front et s'y glace en passant. Allons ! mourant qu'il est, il faut que je l'achève : Ce sommeil qui le fuit, il va l'avoir sans rcve. Sans terreur, sans remords ; mais sous le coup mortel, Et pour ne s'éveiller que devant l'Eternel. On vient.

(Il s'élance derrière les rideaux. )

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