ACTE IV, SCENE III
LOUIS
Je l'aurais pu, moi.
COITIER.
Non.
LOUIS
Non ?
COITIER.
Il VOUS eût bravé.
Vous l'auriez mis à mort...
LOUIS
Eh bien ?
COITIER.
Je l'ai sauvé,
MARIE
Sauvé !
Toi!
LOUIS, y (loititr.
COITIER.
Le captif est hors de votre atteinte.
Lorsque ses chevaliers ont quitté cette enceinte , Il était dans leurs rangs , et je l'ai vu passer Le pont que devant eux votre ordre a fait baisser.
Misérable ! et tu peux affronter ma vengeance !
(à Tristan.)
Mais il a donc aussi trompé ta vigilance?
Vous me trahissez tous. Quel chemin a-t-il pris? ( )ii le cherclicr? Va , cours ; je mets sa tête à prix ; CiOurs, Tristan!
TRISTAN
Dans la nuit , sansindices !
LOUIS
Qu'importe ?
11 faut qu'on me l'amène ou qu'on me le rapporte.
MARIE
Non , par pitié pour moi qui livrai son secret, Pour moi qui l'ai perdu ! non : Dieu vous punirait. Pardon ; Dieu vous entend : qu'à votre heure dernière 11 accueille vos vœux comme vous ma prière ; Pardon !
LOUIS, à Commine.
Emmenez-la.
COMMINE, entraînant Marie.
Viens , ma fille !
LOUIS, en montrant Coitier.
Pour lui , Ce traître, dès demain...
Frappez dès. aujourd'hui; Mais de vos maux , après , cherchez qui vous délivre: ,ïe ne vous donne pas une semaine à vivre.