LES PRÉCÉDENS, GRANVILLE
(Tout le monde se lève, et salue profondément. ) FLORIDORE , à l'assemblée.
Vous voyez en personne L'auteur de certains vers dont la beauté m'étonne.
GRANVILLE, s'inclinant.
Eh quoi...?
FLORIDORE.
J'ai lu votre acte, et j'en suis enchanté.
BELROSE , à part.
Par exemple, c'est fort !
GRANVILLE
Combien je suis flatté...!
( à Belrose. )
Se moque-t-il de moi ?
FLORIDORE.
J'aime votre Valère...
(frappant sur le manuscrit.)
Ali ! c'est vraiment très bien!
BELROSK.
Bravo ! comme il s'enferre !
ESTELLE , à Floridore.
Auriez-vous, par hasard, retenu quelques vers?
FLORIDORI-.
De très bons... je pourrais les citer de travers ! J'ai lu rapidement.
BELROSE.
Mais moi, je me rappelle
( à Granville. )
Cette tirade... Eh! oui.
GBANVILLE , à Belrose.
Je ne sais pas laquelle.
(aux comédiens. )
Ma muse aux grands sujets se monte sans effort ; Mon style n'est pas gai, messieurs, mon style est fort : Thalie a dans mes vers un air tout romantique,