‹ [Œuvres] (volume 3)Chapitre 125 sur 162 · ACTE 111, SCÈNE XL · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE XL

GRANVILLE , bas avec intention.

Peut-être est-il ici ?

Quoi !

GR AN VILLE

Brisons sur cq. point; Je prétends vous servir, mais je ne dirai point Comment ces chers messieurs sont dans ma dépendance.

VICTOR

Je le comprends! comptez sur ma reconnaissance.

GRANVILLE

Je mets à ce service une condition.

VICTOR

Laquelle?

GRANVILLE

Je tiens fort à mon opinion :

Blinval est à mon sens un profond politique...

VICTOR

Ce n'est pas mon avis; mais parlez.

GRANVILLE

Je m'explique :

Grâce à lui, dans vos vers j'ai saisi quelques traits, Quelques allusions, et même des portraits...

VICTOR

Enfin...

ï.1'2 LES COMÉDIENS.

&RAMVILLE.

Qui blesseraient plus d'un grand personnage. victoh.

Et, si je les retranche, onjoûra mon ouvrage?

GRANVILLE

Sans doute.

VICTOR

En refusant peut-être je suivrai Un sentiment d'honneur qu'on trouve exagéré. L'excès peut tout gâter, tout, même la sagesse : J'en conviens le premier; mais c'est une faiblesse , C'est une lâcheté dont je me punirais, D'immoler ma pensée aux plus chers intérêts. Courage! en écrivant mettez-vous à la gêne; Pour ne blesser personne où donc placer la scène? Parlez, comment tromper ces gens à l'œil si fin, Plus médians mille fois que l'auteur n'est malin. Ces amis obligeans prompts ta donner l'alerte? 11 faudrait la placer dans une île déserte.

r.n \nvii.li .

Eh! ne peut-on, sincère avec timidité, Pour l'offrir sans péril, farder la vérité?

VICTOR

In faiseur de romans, dont la verve est glacée, l'eut par de vains détours énerver sa penser.

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