‹ [Œuvres] (volume 3)Chapitre 142 sur 162 · FLOR1DORE · texte numérisé non relu

FLOR1DORE

Avec moi l'on n'attend pas son tour, Lu , présenté, reçu , le tout dans un seul jour. Et l'on vient m'accuser !

GRANVILLE

C'est pure calomnie.

FLORIDORE.

Vous pouvez , d'après moi, juger la compagnie.

Même goût, même tact, même sincérité,

Dans ses décisions même esprit d'équité :

En vain votre croyance un moment fut séduite ;

A d'insolens discours j'oppose ma conduite :

Et si quelque imposteur nous noircit près de vous,

A votre manuscrit nous en appelons tous.

GRANVILLE , lai remettant le manuscrit.

Eh bien ! qu'il vous réponde.

FLORIDORE.

Oh ciel ! est-il possible ?

Je suis sûr d'avoir lu...

Gi; A ,\ MLLE.

Mais moi, juge infaillible, Je suis encor plus sûr de n'avoir rien écrit. Ah , ah ! vous pâlissez devant ce manuscrit ! Voilà qui vous confond, et qui prouve, j'espère, Que vous êtes actif, juste, et surtout sincère.

FLORIDORE.

Monsieur*..

GRANVILLE

Cher président, j'estime qu'avant peu , Vous et vos conseillers, vous allez voir beau jeu.

FLORIDORE.

Daignez...

GRANVILLE

Vous êtes pris. De votre république Vous avez compromis l'orgueil tragi-comique. Ses membres, grâce à vous, vont être bafoués : Vous jouez tout le monde, et je vous ai joués

FLORIDORE.

Mais que vous ai-je fait...?

GRAN VILLE

Et ce brave jeune homme.

Qu'ici pour son talent chacun de vous renomme, Que chacun persécute, il a beau supplier, Comment le traitez-vous? comme un mince écolier.

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